L'homme est beau. Il est comme un livre : il sort de l'imprimerie, tout chaud, avec une odeur neuve et propre. Avec le temps, sa couleur ainsi que son aura changent, se transforment, mûrissent. Peut-être ses feuilles se fanent-elles et se déchirent-elles, mais le contenu demeure vivant, vivant en l'homme, et ce dernier vivant en le livre.
Quant à l'homme, enfant, il regarde le monde comme étant un monstre gigantesque qui le domine ; il commence à tâtonner, à imiter, à associer des termes à des objets, ensuite à douter, à poser des questions, à chercher ou bien à suivre.
Il commence donc à découvrir ce qui l'entoure. Enfin il meurt, son corps meurt, et tout ce qui reste est formé de souvenirs, d'un esprit, d'une âme immortelle.
Le livre n'est pas une simple invention, c'est une Bible, un Coran, une biographie, une histoire d'amour, une aventure...et beaucoup plus, il est l'homme incarné dans des mots.
Et l'homme est une créature intelligente, mais est-ce qu'il le sait ? Tout commence en lui. L'homme et le livre, semblables non ? Peut-être.
Peu importe si ce que je dis est vrai ou non. La somme de ce que je dis et de ce que je sens, de ce que tu dis et de ce que tu sens est « la vérité ».
Un homme fort a dit : « Le monde est un macrocosme, un homme en grand, tout comme l'homme est un microcosme, le monde en petit. » Le bébé commence à ramper avant d'apprendre à marcher, tout comme les êtres préhistoriques ont dû apprendre à marcher sur deux jambes après une marche à quatre pieds durant des milliers d'années. Le soleil se lève à nouveau après une longue nuit, comme tout le monde se réveille après une bonne nuit de sommeil. L'architecte a besoin d'un ingénieur pour construire une maison, tout comme les poumons ont besoin du cœur pour que l'organisme respire et tout comme l'âme a besoin de la douleur pour qu'elle reconnaisse la joie. Alors il existe une harmonie entre les facteurs de la nature ainsi qu'une liaison dans le corps qui lie les organes afin que l'organisme fonctionne. Ces deux liaisons distinctes sont le sang qui lie l'homme à l'univers et vice versa. C'est pourquoi les philosophes antiques ont appris que pour comprendre l'univers, il suffit de regarder à l'intérieur de soi et, pour se comprendre, il suffit de regarder l'univers. D'ailleurs, si on regarde et on écoute, on perçoit mieux, et si l'on s'efforce de s'améliorer et d'améliorer en croyant en soi, on découvre ce que nos ancêtres ont rédigé dans leurs écrits. Nous n'aurons donc plus besoin des philosophes, notre idéal est nous-mêmes, la conscience des philosophes est la même que la nôtre, une seule chose qui diffère est : le degré, car « la conscience est nous », disait un de mes profs de philo.
La vie est un cercle vicieux, tout se transforme, tout se lie et tout se complète. Peut-être est-ce là une vision « très optimiste », mais elle m'a aidée à vivre et à survivre. Tout est relatif, cela dépend de l'homme en tant qu'être, de son entourage, de son éducation, de son niveau de conscience, de tout un « package », mais cette relativité est due à la différence qui est nécessaire à chacun. Lorsque cette différence s'effondre, l'univers meurt.
Ça suffit avec les conseils, et le « tout est... ». Allons, un peu de philo nous ferait du bien. Bon, bref, demain, une nouvelle journée, une nouvelle porte qui s'ouvre et, comme on le dit en anglais : « The show must go on. »
Nivine GEAGEA
S3 SE
École Notre-Dame des Anges des pères capucins


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