Netanyahu a ordonné à l'armée et aux services de sécurité "d'agir dans toutes les directions pour capturer les terroristes"./
"Israël pour sa part agira vigoureusement pour défendre la population israélienne et châtier les assassins", a ajouté M. Netanyahu qui a ordonné à l'armée et aux services de sécurité "d'agir dans toutes les directions pour capturer les terroristes".
De son côté, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a dénoncé "clairement et fermement" l'attaque dans la colonie d'Itamar, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée.
"Je condamne ce qui s'est passé à Itamar hier soir exactement comme je condamne les crimes à l'encontre des Palestiniens. Nous rejetons catégoriquement la violence", a-t-il déclaré lors d'une visite à Bethléem (Cisjordanie).
Les victimes sont un père et une mère de famille ainsi que leurs enfants de 11 et 3 ans et un bébé de trois mois. Ils ont été poignardés chez eux dans leur lit, selon les médias israéliens.
Deux autres enfants, de quatre et deux ans, qui se trouvaient dans la maison ont échappé à la tuerie. Une autre enfant de la famille, une fillette de dix ans, a découvert le drame lorsqu'elle est rentrée tard le soir, et a ensuite alerté des voisins, selon les médias.
Sur le terrain, l'armée israélienne a installé des barrages routiers dans la région de Naplouse et s'est déployée en force dans le village palestinien d'Awarta, proche de la colonie d'Itamar, avant d'en repartir à la mi-journée.
Les soldats ont procédé à des fouilles, maison par maison, et interpellé de "nombreux habitants" pour les interroger, ont précisé les services de sécurité palestiniens.
L'attaque n'a pas été revendiquée. Les Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique à Gaza, ont estimé dans un communiqué que "cette opération est normale car elle exprime le droit de résistance contre l'occupation (israélienne) et ses crimes", sans toutefois la revendiquer.
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon a exhorté les colons à ne pas se livrer à des représailles, qui selon lui "constituent ce qui peut arriver de plus grave car c'est contraire à la morale et cela ne peut que nous nuire d'un point de vue politique et sécuritaire". "J'espère que personne ne songe à y recourir", a plaidé M. Ayalon.
Les colons les plus extrémistes pratiquent souvent une politique de représailles --dite du "prix à payer"-- qui consiste à se venger sur des cibles palestiniennes à chaque fois que les autorités israéliennes prennent des mesures jugées hostiles à la colonisation ou que des implantations sont attaquées.
L'armée israélienne est intervenue en début d'après-midi à coups de gaz lacrymogènes pour empêcher une vingtaine de colons d'attaquer une maison dans le village palestinien de Burin, près de Naplouse, selon un photographe de l'AFP.
La situation était très tendue depuis des jours entre paysans palestiniens et colons juifs extrémistes dans cette région agricole du nord de la Cisjordanie.
Danny Dayan, leader de Yesha, la principale organisation de colons, a estimé que "le fait que l'armée israélienne doive se fier aux forces de sécurité palestiniennes comme partenaires pour assurer la sécurité ne peut que nous exploser au visage", en faisant allusion à la coopération --saluée côté israélien-- entre les services de sécurité israéliens et palestiniens.


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