Le P. Marwan Tabet présentant la carte de solidarité scolaire.
Liés par une convention à LEAF, les établissements - supermarchés, pharmacies, stations-service, galeries d'ameublement, etc. - verseront à l'ONG un pourcentage déterminé du chiffre d'affaires réalisé grâce à ce programme. Ce montant sera utilisé pour aider les élèves ciblés par le programme et sélectionnés par les établissements scolaires, soit versé suivant les besoins aux établissements scolaires déficitaires. Les revenus générés par l'utilisation de la carte « Solidarité scolaire » sont donc exclusivement dédiés à des fins éducatives.
Le nombre d'élèves en difficulté financière varie, selon le secrétariat des écoles catholiques, entre 12 et 15 % dans les établissements fédérés.
Le projet de solidarité est destiné à cinq catégories d'enfants : les élèves dont le père est décédé ou emprisonné, ceux qui appartiennent à une fratrie de plus de 3 enfants, ceux dont l'un des parents est atteint d'une maladie chronique et enfin ceux qui appartiennent à des familles vivant sous le seuil de pauvreté.
En outre, la carte de solidarité scolaire pourra servir à accumuler des points permettant à tous ceux qui les utilisent, élèves ou parents non directement concernés par l'aide spécifique, de les négocier contre du matériel pédagogique ou même contre un escompte de leurs frais scolaires. Les détenteurs de cartes VIP pourront, eux, en disposer pour alimenter la caisse d'entraide de l'établissement où leurs enfants sont inscrits.
Les écoles catholiques au Liban scolarisent 192 000 élèves de toutes les communautés, soit environ 21,5 % de l'ensemble de la population scolaire libanaise. Le quart de ces enfants appartiennent à des communautés non chrétiennes. L'aide est cependant destinée à tous les élèves, sans discrimination religieuse.
Grâce aux donateurs qui l'appuient, LEAF envisage de distribuer dans les prochains mois, à ses propres frais, quelque 250 000 cartes de paiement. Le programme sera géré par une société de gestion appelée Pronobis, sous la supervision de l'ONG. Il est impossible de prévoir exactement ce que ce programme pourra générer, une fois mis en place et fonctionnant à plein rendement. Son succès dépendra, de toute évidence, de la conviction de ses utilisateurs et du nombre de commerces qui accepteront de courir l'aventure. Mais au regard des besoins - quelque 13 millions de dollars de déficit annuel, au total, dans les 352 établissements fédérés au secrétariat -, quel que soit ce montant, et il peut être substantiel, il sera bienvenu.


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