Suite au séisme et au tsunami qui en a découlé, un énorme tourbillon s’est formé à quelques encablures des maisons de la ville côtière d’Oarai, dans la préfecture d’Ibaraki, au nord-est du Japon. Agence Kyodo/Reuters
Un « avertissement », qui correspond à un niveau plus bas que « l'alerte », a par ailleurs été émis pour une partie de la Californie, une partie de l'Alaska et l'État de Washington, où il a été demandé aux habitants de quitter les plages, ports et marinas. « Avec un séisme de cette puissance, nous pourrions vraiment observer des vagues sur la côte ouest (des États-Unis) », a prévenu Cindi Preller, du centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique. Et le territoire américain de Guam, au milieu du Pacifique, a lui aussi émis une alerte au tsunami et évacué ses zones côtières.
En outre, des vagues ont atteint les côtes Pacifique d'Amérique latine. Les vagues ont déferlé sur le littoral de l'État de Basse-Californie (nord-ouest du Mexique) et descendaient progressivement jusqu'à Puerto Williams, à l'extrême sud du Chili. « Le tsunami est déjà arrivé à Ensenada. Nous avons enregistré une hausse modérée du niveau de la mer, d'un demi-mètre. Mais, les vagues pourront peut-être atteindre un mètre ou deux de hauteur », a expliqué Modesto Ortiz, chercheur du Centre de cette ville de l'État de Basse-Californie. Le gouvernement du Mexique a décrété l'alerte sur les côtes du Pacifique, mais a indiqué que le phénomène représentait un « danger modéré ».
En Amérique centrale, le Costa Rica, le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et Panama ont aussi émis un avis d'alerte au tsunami pour leur façade Pacifique. L'état d'alerte rouge décrété au Honduras implique la mobilisation des organismes de secours en vue d'une évacuation de milliers de personnes. Le Salvador, lui, a seulement émis un « avertissement », appelant notamment la population à s'éloigner de la côte et à écouter les informations.
Plus au sud, en Équateur, le président Rafael Correa a décrété l'état d'exception pour une période pouvant aller jusqu'à 60 jours et ordonné « l'évacuation de tous les habitants du littoral du pays et de la province des Galapagos » (à un millier de km à l'ouest des côtes équatoriennes), soit environ 300 000 personnes. La Colombie voisine n'attendait pas de problèmes majeurs, mais a renforcé la surveillance de 16 villages côtiers.
Dans le sud du sous-continent, le Chili, frappé l'an dernier par un séisme de magnitude 8,8 et un tsunami qui avaient fait 555 morts et disparus, et le Pérou ont émis des alertes préventives, tout en appelant la population au calme. Au Chili, les autorités ont décrété l'évacuation des zones côtières de l'île de Pâques, peuplée d'environ 4 000 habitants et située à plus de 3 500 km à l'ouest du littoral.
Enfin, la Polynésie française n'a pour le moment subi aucun dégât de la série de vagues venues du Japon. Toutefois, selon le Haut-Commissariat de la République, l'alerte est maintenue dans la collectivité. Au nord ou à l'est de plusieurs îles, dont Tahiti, la plus peuplée, la mer s'est retirée sur plusieurs dizaines de mètres. Plusieurs tourbillons ont aussi été constatés, sur les plages ou dans les baies. Aucune victime n'a été à déplorer. Le tsunami pourrait cependant frapper plus fortement les îles Marquises, situées à 1 500 km au nord-est de Papeete, où les vagues pourraient atteindre trois mètres.
(Source : AFP)

