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Moyen Orient et Monde - Catastrophe Naturelle

Vision d’apocalypse

- Plus de 1 000 morts et disparus après deux violents séismes et un tsunami au Japon

- Le raz-de-marée touche les côtes Pacifique du continent US

Le Japon a été secoué hier, sur ses côtes est et ouest, par deux très violents séismes de 8,9 et 6,7 degrés. Un tsunami dévastateur a suivi le séisme de 8,9 sur la côte Pacifique, provoquant des scènes d’apocalypse. Glissements de terrain, torrents de boue, incendies, bâtisses démolies, voitures et avions emportés comme fétus de paille... Quatre trains et un bateau sont en outre portés disparus avec leurs passagers. Le bilan des victimes, très lourd déjà, risque de s’aggraver encore plus. Agence Kyodo/Reuters

Le Japon a été frappé hier par deux très violents séismes. Le matin, un séisme de magnitude 8,9 - le plus violent jamais enregistré au Japon - et un tsunami avec des vagues de 10 mètres de haut ont dévasté le nord-est de l'archipel sur la côte Pacifique. Le soir, un autre séisme de magnitude 6,7 est survenu dans la préfecture de Niigata, au nord-ouest de l'archipel, sur la côte opposée. Les secousses de ce second tremblement de terre ont été ressenties à Tokyo ainsi que dans de nombreuses préfectures du centre du Japon, d'une côte à l'autre. Les plus violentes ont été enregistrées dans la zone montagneuse de Nagano, voisine de Niigata, selon les données de l'agence de météo. Ce nouveau tremblement de terre a provoqué des glissements de terrain et des avalanches, ont indiqué les télévisions.
Toute la journée, les télévisions japonaises diffusaient des images de bateaux retournés, de voitures et de maisons emportées par des torrents de boue et de débris, qui ont déferlé dans les artères des localités sur la côte Pacifique. À certains endroits, le flot a pénétré jusqu'à cinq kilomètres à l'intérieur des terres. Sur les images enregistrées par les caméras installées dans les bureaux, on voit des employés cherchant à s'agripper à tout ce qui est à leur portée, alors que les étagères, les télévisions et les objets non fixés sont jetés à terre et que des plaques de plâtre se détachent des plafonds. Dans les rues, des passants paniqués tentent de se mettre à l'abri, certains poussant des cris de terreur.

Répliques à répétition
Les dégâts les plus importants ont été causés par les vagues qui ont déferlé sur la façade Pacifique de l'île principale de Honshu. Les habitants y faisaient face à une longue nuit dans le froid, l'obscurité et la crainte des répliques. Le gouverneur de la préfecture de Fukushima a ordonné l'évacuation de 6 000 personnes résidant dans un rayon de trois kilomètres de la centrale nucléaire Fukushima n° 1, en raison d'un problème potentiel lié au refroidissement de l'installation, ont annoncé les autorités. Le gouvernement a ensuite déclaré que la situation dans cette centrale était « sous contrôle ». Selon l'agence Kyodo, les autorités s'apprêtaient à relâcher de la vapeur radioactive afin de faire retomber la pression qui s'était élevée dans un réacteur. Le ministère de l'Industrie a indiqué que les onze réacteurs nucléaires de la région s'étaient automatiquement arrêtés. Par ailleurs, un incendie a touché un bâtiment abritant une turbine dans la centrale nucléaire d'Onagawa, dans la préfecture de Miyagi, mais le sinistre a été éteint, selon Kyodo. Aucune fuite radioactive accidentelle n'a été détectée dans les sites nucléaires des préfectures touchées, ont déclaré les autorités. Au moins six incendies ont été signalés dans la capitale, et 80 dans l'ensemble des zones touchées, selon les médias. Dans la région de Tokyo, une raffinerie de pétrole était en feu à Lichihara et des flammes s'élevaient à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. L'Aéroport international de Narita, situé à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Tokyo, a dû suspendre le trafic pendant plusieurs heures. Les transports ferroviaires et routiers ont été interrompus dans une grande partie de l'archipel.
Plusieurs fortes répliques de magnitude supérieure à 6, voire 7, se sont produites et ont été ressenties jusque dans la capitale. L'agence de météo ne cesse en outre de lancer des alertes pour prévenir de la survenue probable de nouvelles trépidations, précocement détectées par un dispositif technique spécifique.

Trains et bateaux disparus
Selon un bilan préliminaire des victimes établi par la police, il y aurait plus de 1 000 morts et disparus, a rapporté l'agence de presse JIJI. L'agence de presse Kyodo estimait elle aussi que plus de 1 000 personnes auraient probablement péri. Un chiffre également rapporté par la chaîne de télévision publique NHK. « Le nombre de personnes tuées est considérable », a déclaré pour sa part le porte-parole du gouvernement, sans citer de chiffre. Toutefois, cet état des lieux est très provisoire. « Les dégâts sont si énormes qu'il nous faut du temps pour regrouper les éléments épars », a déclaré un responsable. Ainsi, quatre trains de passagers qui circulaient sur le littoral du Pacifique sont portés manquants, a rapporté l'agence Kyodo. Dans la préfecture de Miyagi, un bateau avec une centaine de personnes à son bord a été emporté par le tsunami, et on ignorait le sort des passagers, selon les médias. Dans la préfecture de Fukushima, un barrage a cédé, des maisons ont été emportées et des habitants sont portés disparus, selon les médias.
Le gouvernement a dépêché des navires et des soldats pour participer aux secours, ainsi que des avions pour observer la situation. Le ministère de la Défense est prêt à envoyer 300 avions et 40 navires pour participer aux secours, selon Kyodo. Le commandant en chef de l'armée, le général Ryoichi Oriki, a annoncé que l'armée japonaise et les forces américaines stationnées dans l'archipel avaient formé un groupe de liaison pour organiser les secours.
En outre, les offres d'aide étrangères se sont multipliées. « Les Nations unies se tiennent au côté du peuple japonais. Nous ferons tout ce que nous pourrons en ce moment très difficile », a déclaré le secrétaire général Ban Ki-moon. À Genève, Elizabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU, a indiqué que le Japon a requis l'aide de quatre équipes de recherche et de sauvetage étrangères. À Genève aussi, le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé avoir lancé un site Web permettant aux victimes du séisme de tenter de retrouver leurs proches qui auraient disparu. L'assureur américain Aflac a promis de donner 100 millions de yens (1,21 million de dollars) au CICR pour contribuer aux opérations de secours. Le président Barack Obama, qui a appelé le Premier ministre japonais Naoto Kan, a pour sa part promis l'aide des États-Unis « en ce moment de grande difficulté ». Le Pentagone a annoncé qu'il pourrait rapidement mobiliser une demi-douzaine de navires de la 7e Flotte, basée au Japon. À Washington, la Banque mondiale s'est dit « prête à aider le gouvernement et le peuple japonais » faisant état de sa « riche expérience » dans la gestion des catastrophes naturelles. Les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne, réunis en sommet à Bruxelles, se sont de leur côté engagés à « mobiliser toute l'aide nécessaire » pour aider le Japon. Hors UE, la Serbie et la Suisse ont toutes deux fait savoir que des équipes spécialisées se tenaient prêtes à partir. La Russie, qu'un différend territorial sur les îles Kouriles oppose au Japon, avait été la première, par la voix du président Dmitri Medvedev, à offrir « d'aider nos voisins à faire face aux conséquences de ce séisme très grave ».
Enfin, l'institut italien de géophysique et de vulcanologie a indiqué que le séisme aurait déplacé de près de 10 cm l'axe de rotation de la Terre.
(Source : agences)

Le Japon a été frappé hier par deux très violents séismes. Le matin, un séisme de magnitude 8,9 - le plus violent jamais enregistré au Japon - et un tsunami avec des vagues de 10 mètres de haut ont dévasté le nord-est de l'archipel sur la côte Pacifique. Le soir, un autre séisme de magnitude 6,7 est survenu dans la préfecture de Niigata, au nord-ouest de l'archipel, sur la côte opposée. Les secousses de ce second tremblement de terre ont été ressenties à Tokyo ainsi que dans de nombreuses préfectures du centre du Japon, d'une côte à l'autre. Les plus violentes ont été enregistrées dans la zone montagneuse de Nagano, voisine de Niigata, selon les données de l'agence de météo. Ce nouveau tremblement de terre a provoqué des glissements de terrain et des avalanches, ont indiqué les télévisions.Toute la...
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