Les plages birmanes échappent aux radars des tour-opérateurs. Soe Than Win/AFP
Et pour cause : la Birmanie est l'un des pays les plus fermés du monde, dirigé depuis un demi-siècle par des militaires. La plus célèbre opposante, la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, a appelé il y a plusieurs années au boycott du tourisme. Du coup, les plages birmanes échappent aux radars des tour-opérateurs. Et les rares qui s'y aventurent ne tarissent pas d'éloge sur la nourriture, le sourire des Birmans. Et l'absence de touristes. Ils n'étaient en effet que 300 000 en 2010 en Birmanie, contre 16 millions en Thaïlande, selon l'organisation professionnelle régionale PATA (Pacific Asia Travel Association).
La quête d'une mystérieuse plage de rêve était au cœur du scénario du film La plage, tourné en 1999, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle d'un routard qui semble avoir trouvé sa communauté idéale, avant de découvrir un monde de violences et de paranoïa. Mais l'île thaïlandaise de Phi-Phi Leh, où a été tourné le film, est desservie chaque jour par des bateaux bondés de touristes, à l'image des plages du continent jadis paradisiaques et aujourd'hui victimes de leur succès.
Pendant des années, Goa s'est ainsi érigée en symbole de la fête en bord de plage. Bière fraîche, musique, excès en tout genre. Aucune limite. Mais la surpopulation, les trafics divers de la mafia russe et des attaques violentes sur des étrangers ont fragilisé son image. Et en 2009, elle est sortie des dix premières destinations d'Inde.
Phénomène similaire à Boracay, aux Philippines, dont le sable blanc semble perdre son charme. « C'est trop dense, trop commercial. C'est devenu Phuket », a dénoncé l'an dernier le secrétaire philippin au Tourisme, Alberto Lim, en suggérant aux touristes de privilégier des îles moins développées.
Des alternatives, telles que l'île de Palawan, dans l'ouest de l'archipel, se veulent plus respectueuses de la nature. Mais avec clientèle exclusive et prix prohibitifs.
L'objectif est le même à Ngapali, où la quiétude rustique est un atout à préserver. Mais la Birmanie s'ouvre. Et même si le nombre de touristes est faible, il a déjà cru de 30% entre 2009 et
2010.
(Source : AFP)


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