Le patriarche entouré des membres du Comité de dialogue islamo-chrétien. Photo Emile Eid
Dans une déclaration qu'il a faite à la presse au terme d'un tête-à-tête avec le patriarche, M. Hariri a rappelé que son père avait l'habitude de dire que le patriarche est la conscience du Liban. « Il l'est toujours », a-t-il assuré, en soulignant que s'il a tenu à lui rendre visite aujourd'hui, c'est « parce qu'il nous a toujours donné des conseils pour l'avenir du Liban ». « Le patriarche a toujours été franc en s'adressant aux Libanais dont il plaçait les intérêts et ceux du pays au-dessus de tout », a ajouté M. Hariri, estimant qu'à certains moments, le chef de l'Église maronite « aurait pu former le mouvement de base pour encourager les Libanais à être forts et relever tous les défis ». « Il a toujours appelé à l'unité et nous lui demandons de nous mentionner dans ses prières et ses pensées », a-t-il encore dit, avant d'insister sur le fait que cette visite ne sera pas la dernière : « Nous resterons en contact avec lui. »
« Au cours des six dernières années, il nous prodiguait des conseils en permanence. Dans les moments difficiles, nous avons réalisé que ce sont ses conseils qui étaient les bons et qui servaient les intérêts du Liban et des Libanais », a rappelé M. Hariri avant d'ajouter : « Il a toujours plaidé pour la justice, la démocratie, l'indépendance et la souveraineté du Liban. Il n'a jamais établi de distinction entre un Libanais et un autre et insistait sur la coexistence et la cohésion islamo-chrétiennes. Sa Béatitude soutenait nos discours sur la parité et l'accord de Taëf, et a été l'un de ceux qui se sont opposés à la guerre civile et qui ont mené le pays à bon port. »
Le patriarche a également reçu la visite du directeur général des FSI, Achraf Rifi, et du commandant des forces mobiles, le brigadier Robert Jabbour. Le général Rifi devait lui remettre un écusson commémoratif en hommage à son apport pour le Liban et les Libanais, avant de lui rendre un vibrant hommage. « Tant qu'il existe dans le pays des hommes comme vous, nous ne devons pas craindre pour le Liban », a déclaré le général Rifi. S'adressant toujours au patriarche, il a ajouté : « Vous avez été le meilleur berger d'un peuple assoiffé de liberté, de sécurité et de dignité. »
À son tour, le patriarche a salué le rôle des Forces de sécurité intérieure, « qui luttent en permanence pour que les Libanais se conforment aux lois et qui n'épargnent aucun effort pour préserver le pays ».
Plus tard, le patriarche a reçu une délégation du conseil municipal de Beyrouth conduite par M. Bilal Hamad, qui lui a annoncé que le jardin du musée national portera son nom.
Il a également accordé audience à une délégation du district 351 des Lion's Clubs, conduite par Mme Marcelle Salamé, qui lui a également remis un écusson commémoratif. Dans une brève allocution, Mgr Sfeir a exprimé l'espoir que son successeur bénéficiera des mêmes preuves d'amitié et de loyauté. « Telles sont les traditions. À chaque fois qu'un patriarche démissionne, un autre est élu pour assumer les mêmes responsabilités envers sa communauté et son pays », a-t-il dit.
Par la suite, Mgr Sfeir a reçu les membres du Comité du dialogue islamo-chrétien, le pasteur Riad Jarjour, ainsi que MM. Abbas Halabi, Mohammad Sammak, Hani Fahs, Camille Menassa, Harès Chehab et Séoud el-Mawla, qui ont salué son soutien à tous les efforts visant à renforcer la convivialité islamo-chrétienne, ainsi que des délégations de Jbeil, conduite par M. Jean Hawat, de la fédération des municipalités de Bécharré, conduite par M. Élie Makhlouf, de la Ligue maronite, conduite par M. Joseph Torbey, et plusieurs autres personnalités.


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