Le président syrien Bachar el-Assad a posé la première pierre de ce projet dans le village de Aïn-Douar à Malikia dans la région de Hassaké, a annoncé l'agence officielle SANA.
Ce projet prévoit de pomper quelque 1 250 milliards de m3 des eaux du Tigre pour irriguer une superficie de 200 000 hectares et fournir de l'eau potable aux habitants.
Cela contribuera à « accroître la production agricole et animale, à créer des emplois et à améliorer la situation sociale et économique des habitants de Hassaké » frappée par la sécheresse depuis près de cinq ans, selon l'agence SANA.
Le président Assad a souligné « l'importance de ce projet vital et stratégique » pour le développement de la région de Hassaké, qui était autrefois considérée comme « le grenier de la Syrie ».
« Un grand intérêt sera accordé à cette région et à ses habitants » parmi les plus défavorisés de Syrie, a assuré M. Assad, cité par SANA.
La Syrie est touchée par une sécheresse dévastatrice, qui a affecté 1,3 million de personnes, selon l'ONU, dont 95 % vivent dans le nord-est du pays, dans les provinces de Hassaké, Raqqa et Deir Ezzor.
Rappelons en outre que le gouvernement syrien a annoncé, il y a quelques semaines, la création d'un « Fonds national pour l'aide sociale » d'un montant de 250 millions de dollars, destiné à venir en aide à quelque 420 000 familles. Parallèlement, il a augmenté de 72 % les allocations pour le chauffage pour les employés de la fonction publique et les retraités (environ 2 millions de personnes). Enfin, le gouvernement syrien a récemment annoncé une série de mesures destinées à faire baisser les prix de produits alimentaires de base.
Ces mesures visent sans doute à désamorcer tout éventuel soulèvement populaire interne face à cette vague de contestations politiques et sociales sans précédent qui déferle sur le Moyen-Orient.

