Hors du commun cette Annie Girardot, qui s'en est allée de trop aimer... Alzheimer a pris le dessus. Sa vie n'aura été que sentiments, amour, générosité. Elle avait le don de se donner entièrement. Elle allait au plus profond des choses, ce petit bout de femme - combien grande pourtant ! Grande par son immense talent d'actrice, émouvante dans ses rôles. Exceptionnelle en émotion, si expressive, elle crevait l'écran et l'on ne pouvait que l'admirer. Elle nous prenait aux tripes.
Fabuleuse ! Ce n'est que du bonheur en la voyant notamment dans Mourir d'aimer, Vivre pour vivre et j'en passe. J'étais très touchée par sa mort, elle qui disait avoir la trouille de vieillir, avoir peur que sa mémoire ne flanche, et voilà que... Tous les hommes qu'elle a aimés ont été sensibles à son charisme.
Je suis sûre qu'elle est heureuse maintenant. J'espère qu'on ne l'oubliera pas cette fois-ci comme on l'avait oubliée au cinéma. Ya heyk mara, ya bala...
Génération Facebook
Six ans après la révolution du Cèdre de 2005, 23 millions d'Égyptiens qui se sont servis d'Internet - précédés des Tunisiens et suivis des Libyens - ont prouvé pour la première fois que la révolution arabe était prête virtuellement bien avant de devenir réalité et cela grâce à la génération Facebook qui leur a appris qu'une autre vie était possible, ouvrant ainsi le champ des libertés.
Mais si la liberté d'expression est toujours sacrée chez nous, il reste que nos jeunes des 8 et 14 Mars se sont égarés. Ils se sont rassemblés autour d'un guide et non autour d'un principe, privilégiant le communautarisme à la patrie. Beaucoup de jeunes Libanais ont manifesté il y a quelques jours et manifesteront toujours contre le confessionnalisme, la cherté de vie, l'injustice, mais en vain : le système tribal vaincra toujours. C'est ainsi que l'on verra de nouveau un Nasser en Égypte, un nouveau mégalomane en Libye, un nouveau Ben Ali déguisé en laïc en Tunisie. Il n'en restera pas moins que tout le monde pourra écrire ce qu'il voudra sur sa page Facebook : après tout elle n'est que virtuelle, et l'alternative entre dictature militaire et islamisme s'imposera encore dans toute sa vigueur et avec une fraîcheur inattendue. Alors, bonjour les révolutions !
Coup de gueule !
Le 8 mars est la Journée mondiale de la femme. En ce jour, nous la célébrons, la fêtons et l'honorons. Mais plutôt que de fêter la Journée mondiale de la femme, je vous propose de fêter cette année la Journée mondiale des petites filles.
Voici mon témoignage :
J'ai deux filles de 4 ans et 2 ans. L'aînée doit l'année prochaine intégrer la « grande école » et quitter le nid douillet de la garderie qui l'a vue grandir (Merci Nicole pour ces quatre belles années !)
Mais pouvez-vous imaginer que son dossier a été refusé - dans un certain collège -, car elle est une fille ! Et que mon deuxième enfant l'est aussi ? Cette ségrégation et cette discrimination à l'encontre des filles sont-elles admissibles ? Comment expliquer cette mentalité autrement que par le conservatisme et le côté patriarcal de notre société que les écoles reproduisent ?
Alors pourquoi fêter la Journée de la femme le 8 mars quand la discrimination à leur égard commence à 4 ans !
Maman très en colère


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef