Abordant par ailleurs les développements en cours au Liban et dans la région, le BN a souligné que « le problème fondamental qui se pose en Orient est l'absence de démocratie ». « Celui qui prend en charge une fonction s'imagine que sa présence à ce poste est éternelle, relève le communiqué. Si nous faisons un aperçu de ceux qui, en Orient, occupent des postes officiels particuliers depuis plus de 20 ans, nous constaterons que le président Nabih Berry fait partie de cette catégorie. Nous ne pouvons ainsi qu'être surpris de voir le président Berry critiquer, dans une déclaration, l'autre partie (le 14 Mars) en l'accusant de ne pas comprendre la nécessité de l'alternance au niveau du pouvoir. »
La coopération avec le TSL
Le BN s'est d'autre part élevé contre le refus de certains ministres (notamment Gebran Bassil et Charbel Nahas) de coopérer avec le Tribunal spécial pour le Liban. « Le fait que certains ministres aient refusé de livrer au procureur Daniel Bellemare les informations qu'il a réclamées, conformément au protocole signé entre le TSL et le gouvernement libanais, est un développement très grave qui menace d'entraver le cours de la justice, a souligné le BN. Ce développement donne en outre l'impression que le pays est gouverné par une instance autre que les institutions officielles. En refusant de coopérer (avec le TSL), ces ministres se soumettent à la volonté de Hassan Nasrallah qui avait demandé aux Libanais, à tous les niveaux, de ne pas coopérer avec le tribunal. L'histoire ne pardonnera pas à ceux qui entravent la découverte de la vérité » (au sujet de l'assassinat de Rafic Hariri et de ses compagnons).
Le BN a stigmatisé en outre l'attitude du ministre Gebran Bassil pour ce qui a trait à la dernière crise de l'essence. « Le ministre Gebran Bassil a réussi à faire retourner les Libanais 30 ans en arrière en obligeant les citoyens à faire la queue devant les stations d'essence, a souligné le Bloc national. La politique discriminatoire et les intérêts personnels que les députés et les ministres du Changement et de la Réforme (le bloc aouniste) s'obstinent à suivre se font au détriment du peuple libanais et des lois en vigueur. Preuve en est l'affaire des lignes de haute tension à Mansourieh. »
« Cette question était en tête des priorités des députés du bloc (aouniste) lors de leurs apparitions sur les chaînes de télévision avant les élections. Aujourd'hui, au lieu qu'ils respectent leurs promesses en œuvrant pour que ces câbles soient installés sous terre, ces députés ont disparu de la circulation et ont renié leur engagement passé pour tenir compte de la position du ministre Gebran Bassil qui, par sa logique et ses prises de position, suit les traces de son beau-père », conclut le Bloc national.


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