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Liban - Changement

Le 14 Mars se prépare à une opposition « pacifique, mais féroce »

L'ex-majorité finalise actuellement un nouveau « document politique » ainsi que d'importantes modifications de structures et doit les annoncer dans les prochains jours lors d'assises élargies de l'alliance.

Le 14 Mars s’engage, dans les prochains jours, dans des réformes structurelles importantes.

Avant le rendez-vous de la place des Martyrs pour célébrer l'anniversaire de la révolution du Cèdre, quasi définitivement fixé au dimanche 13 mars, l'alliance du 14 Mars aura en principe proclamé l'adoption de nouvelles structures et d'un nouveau document politique pour se lancer dans une opposition qui se veut « féroce », tout en étant « pacifique », face au nouveau pouvoir.
Selon des sources concordantes, les nouvelles structures du mouvement reposeront sur trois entités essentielles : la première est un directoire regroupant les quatre principaux piliers de l'alliance que sont Amine Gemayel, Saad Hariri, Fouad Siniora et Samir Geagea, aux côtés de personnalités représentant les communautés et la société civile.
La deuxième entité sera le bureau de coordination générale, censé remplacer le secrétariat général déjà en place, et qui regroupera des représentants de toutes les composantes politiques du 14 Mars et de la société civile. Les fonctions du coordinateur général seront attribuées par rotation, et sur une base mensuelle, aux membres de ce bureau.
Enfin, la troisième entité sera le « conseil national », une assemblée élargie se réunissant ordinairement sur une base mensuelle ou bimestrielle. Ce conseil doit regrouper les ministres et députés du 14 Mars, les secrétaires généraux des partis qui forment l'alliance, les membres du bureau de coordination et des représentants de la société civile.
Le 14 Mars s'apprête aussi à créer des commissions spécialisées, juridique, constitutionnelle, politique, économique, etc.
Pour ce qui est du document politique, il est censé reprendre l'essentiel des constantes du 14 Mars, notamment la lutte pour le monopole légal des armes.
Tous ces changements devront être annoncés lors d'assises élargies du 14 Mars. Celles-ci auront lieu dans les prochains jours.
Résumant en deux mots l'action du 14 Mars dans la phase à venir, le député Atef Majdalani, du bloc du Futur, a déclaré hier : « Nous nous sommes transportés dans les rangs d'une opposition qui sera féroce, tout en restant pacifique dans le même temps et dans le cadre du système démocratique, dans lequel nous croyons et que nous nous efforçons de consacrer. »
Commentant par ailleurs les propos du chef du CPL, le général Michel Aoun, qui avait affirmé que « le 14 Mars était collectivement atteint de la maladie d'Alzheimer », M. Majdalani a dit : « Si quelqu'un ouvrait le Livre orange, sur la base duquel le CPL avait mené les élections de 2005, et qu'il constatait le virage à 180 degrés opéré depuis par le général Aoun, il se rendrait compte que le mal dont souffre ce dernier va bien au-delà de l'alzheimer. Il s'agit de schizophrénie. »
De son côté, le député Ammar Houry a affirmé que pour le 14 Mars, « l'ère des concessions et de la complaisance est finie. Nous serons plus déterminés et plus stricts dans notre approche ».
Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé, a indiqué que le 14 Mars met au point actuellement « une feuille de route pour un long processus d'opposition parlementaire, politique et populaire qui pourrait déboucher sur un mouvement de protestation civile et de désobéissance ».
« C'est une résistance politique qui utilisera tous les moyens disponibles pour faire pression sur ce qu'on appelle aujourd'hui l'État libanais afin qu'il devienne véritablement un État », a-t-il ajouté.
« Israël vit des jours tranquilles au moment où ce sont les Libanais qui sont inquiets de la présence des armes illégales chez eux », a-t-il dit.
Par ailleurs, soulignant l'importance de la participation au sixième anniversaire du 14 mars 2005, Mohammad Chatah, conseiller politique du Premier ministre sortant, Saad Hariri, a dit : « Quoi qu'en pensent les mécontents, le 14 Mars a été le premier mouvement du genre dans le monde arabe et peut-être au-delà. Sauvegarder l'âme du changement intervenu depuis 2005 est un combat permanent. Nous espérons que les gens le confirmeront à l'occasion de cet anniversaire. »
Le secrétaire général du Courant du futur, Ahmad Hariri, qui poursuit une tournée de mobilisation des partisans de cette formation dans diverses régions du pays, se trouvait hier à Minieh, au nord de Tripoli. Invitant les habitants à participer massivement à l'anniversaire du 14 Mars, il a estimé qu'il s'agissait d'un « devoir national pour chaque individu afin de faire face aux armes illégales et à l'intimidation ».
D'autre part, le secrétaire du Renouveau démocratique (RD, de Nassib Lahoud), Antoine Haddad, a souligné que « dire non face aux armes est nécessaire, mais insuffisant ». « La nouvelle opposition devrait aussi présenter un programme politique et social complet et ne pas laisser les questions sociales au camp adverse et aux syndicats politisés qui sont ses satellites. »
Avant le rendez-vous de la place des Martyrs pour célébrer l'anniversaire de la révolution du Cèdre, quasi définitivement fixé au dimanche 13 mars, l'alliance du 14 Mars aura en principe proclamé l'adoption de nouvelles structures et d'un nouveau document politique pour se lancer dans une opposition qui se veut « féroce », tout en étant « pacifique », face au nouveau pouvoir.Selon des sources concordantes, les nouvelles structures du mouvement reposeront sur trois entités essentielles : la première est un directoire regroupant les quatre principaux piliers de l'alliance que sont Amine Gemayel, Saad Hariri, Fouad Siniora et Samir Geagea, aux côtés de personnalités représentant les communautés et la société civile.La deuxième entité sera le bureau de coordination générale, censé remplacer le secrétariat...
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