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Mode - Fashion Week Paris

La Fashion Week de Paris s’est ouverte mardi en pleine affaire Galliano

Dries Van Noten, collection automne-hivre 2011-2012.

La Semaine de la mode parisienne et sa centaine de défilés s'est ouverte mardi en pleine affaire Galliano qui laisse planer une incertitude sur le maintien de la présentation de la collection Dior.
Contactée au cours du week-end, la célèbre maison de couture n'avait toujours pas décidé si elle annulait son défilé prévu aujourd'hui 4 mars au musée Rodin à Paris, après la suspension de son célèbre créateur. Celui-ci sera finalement maintenu, alors que le doute continue à planer sur la présentation de la collection Galliano sous la propre signature du créateur.
En effet, le couturier britannique doit présenter sa propre collection le dimanche 6 mars, à mi-parcours de la Fashion Week parisienne qui compte 89 défilés sur le calendrier officiel et une douzaine d'autres en « off », concentrés sur neuf jours et soirées.
Parmi les collections attendues pour l'automne-hiver prochain, les fashionistas s'intéresseront notamment au premier défilé de Christophe Lemaire pour la marque Hermès, qui était jusque-là créée par Jean Paul Gaultier. Mais aussi aux marques phares des dernières saisons, Céline, Balenciaga, Dries Van Noten ou encore Givenchy.
Cette saison, deux tentes seront dressées place de la Concorde, de chaque côte de l'entrée du jardin des Tuileries, l'une réservée à la presse et l'autre pour des défilés pouvant accueillir près d'un millier d'invités, a indiqué la Fédération de la couture, responsable de l'organisation des défilés.
Le Palais de Tokyo ouvre une troisième salle et le Grand Palais met à la disposition des jeunes créateurs une salle de 300 places, ce qui contribuera à recentrer les défilés au cœur de Paris pour limiter les
déplacements.
Outre les défilés, de nombreuses marques présentent leurs collections en showroom, façon moins onéreuse pour les créateurs de montrer leurs vêtements aux acheteurs et journalistes venus du monde entier.
La première journée est consacrée, comme le veut la tradition, aux jeunes créateurs, parmi lesquels le duo londonien Aganovich ou Anthony Vaccarello, qui vient de signer une mini-collection pour La Redoute.
Sarah Burton signera aussi sa deuxième collection pour la marque Alexander McQueen, après le suicide du couturier l'an dernier.
Les dernières collections seront présentées mercredi 9 mars, notamment le Libanais Élie Saab, Hermès et Vuitton.

Ambiance
Le 1e mars, rédactrices de mode et acheteurs arrivaient pour beaucoup de Milan, où ils ont été choqués vendredi par la révélation de l'affaire. Certains échangeaient leurs impressions sur les chances de survie de John Galliano au sein de la maison Dior, mais beaucoup avaient déjà replongé dans la « bulle » des défilés.
« The show must go on ! » (le spectacle continue), commentait un journaliste étranger, sur le ton de la plaisanterie.
La journée a commencé avec le défilé, tout en noir et blanc, de la Portugaise Fatima Lopes.
Sur une bande-son années 1980, les filles aux franges asymétriques ont rappelé au public qu'il faisait froid dehors, en fourrures, laine et beaucoup de cuir. Sur plusieurs robes ou tuniques, de grandes manches sont rattachées aux hanches, des fentes laissant échapper les bras. Et des guêtres de cuir blanc habillent des escarpins à talon noir verni.
Pour le soir, plusieurs robes longues en satin noir, ajourées de bandes en dentelle, sont si étroites que les mannequins, perchés sur d'immenses talons, parviennent à peine à marcher, avançant, mécaniques, à tout petits pas.
Le duo londonien Aganovich ou le Turc Hakaan Tildirim, lauréat l'an dernier du prix de l'Andam qui soutient les jeunes créateurs travaillant en France, ont également présenté leurs collections mardi, lors de cette première journée de Fashion Week traditionnellement réservée aux petites marques.

Un peu d'or pour les jeunes femmes sages de Dries Van Noten
Un revers en fourrure sur les vestes et d'amples pantalons, le styliste belge Dries Van Noten a repris les thèmes de son dernier défilé de mode masculine pour l'adapter à la femme de l'hiver prochain, en lui ajoutant une touche de doré et quelques paillettes pour le soir.
Sous les ors de l'immense salle de réception de l'hôtel de ville, DVN le divin a présenté une collection qui s'inspire à la fois de l'univers des ballets russes et de David Bowie, a-t-il déclaré en coulisses.
Interrogé sur l'affaire Galliano, qui mobilise une bonne partie des conversations dans les coulisses des défilés, il a simplement dit : « Je trouve ça très triste et j'espère qu'il va s'en sortir. »
Le couturier place de la fourrure sur des manteaux en laine fluides et même sur des chemisiers en soie. Les modèles, en simples queues-de-cheval, ont un air sage dans leurs vêtements confortables et ras-du-cou. Outre des imprimés exotiques, du doré, comme sur ce tailleur-pantalon dont la veste a un revers en astrakan noir.
La Semaine de la mode parisienne et sa centaine de défilés s'est ouverte mardi en pleine affaire Galliano qui laisse planer une incertitude sur le maintien de la présentation de la collection Dior.Contactée au cours du week-end, la célèbre maison de couture n'avait toujours pas décidé si elle annulait son défilé prévu aujourd'hui 4 mars au musée Rodin à Paris, après la suspension de son célèbre créateur. Celui-ci sera finalement maintenu, alors que le doute continue à planer sur la présentation de la collection Galliano sous la propre signature du créateur.En effet, le couturier britannique doit présenter sa propre collection le dimanche 6 mars, à mi-parcours de la Fashion Week parisienne qui compte 89 défilés sur le calendrier officiel et une douzaine d'autres en « off », concentrés sur neuf jours et...
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