Les deux Sebastien (Loeb à droite) au GP de Mexique en 2010. Photo archives
Question : Comment envisagez-vous cette édition 2011 ?
Réponse : Je suis assez optimiste, on a un bon feeling, donc il n'y a pas de raison qu'on ne soit pas dans le coup. Ce sont des spéciales que j'aime bien, je viens de remporter les quatre dernières éditions et j'espère continuer sur ma lancée. Je pense qu'on pourra créer des écarts le vendredi (NDLR : en passant le 6e sur la route), mais le balayage du samedi et du dimanche va être long aussi, donc il faudra avoir assez d'avance vendredi soir pour pouvoir tenir deux jours devant. Ça risque d'être difficile. Ce résultat sera un premier enseignement pour la suite de la saison.
Avez-vous digéré
votre 6e place
en Suède ?
Je n'ai jamais commencé une saison par une 6e place en Suède, donc c'est bien pire que d'habitude. C'est comme ça, j'ai mes explications et j'espère que ça se passera mieux ici. On a quelques enseignements à tirer au niveau de l'équilibre de la voiture. On a vu que par rapport aux Ford, sur les spéciales où il y avait du « grip », on était assez proche. On repart plus ou moins d'une feuille blanche, même si on a fait pas mal d'essais sur la terre et qu'ils étaient plutôt satisfaisants. »
Comment allez-vous gérer l'altitude élevée de ce rallye ?
Avec la réduction de cylindrée des moteurs cette année (NDLR : de 2 litres à 1600 cc, toujours avec turbo), et avec l'altitude, ça commence à faire un moteur assez creux. Ça va faire bizarre, mais ce sera pareil pour tout le monde. Les Ford n'ont jamais été bien ici, on n'a jamais trop compris pourquoi, alors que sur les autres rallyes étaient beaucoup plus présents. Si jamais les Citroën sont devant les Ford ici, on ne pourra être sûrs de rien, mais si les Ford sont devant les Citroën, il faudra commencer à s'inquiéter...
© AFP
Sébastien Ogier : « Toutes les cartes en main »
Sébastien Ogier (Citroën DS3), 3e du rallye du Mexique en 2010, va prendre le départ de l'édition 2011 avec « toutes les cartes en main pour faire quelque chose de bien », grâce à un ordre de départ favorable (4e) aujourd'hui.
Question : Quels enseignements tirez-vous de votre 4e place en Suède ?
Réponse :Je suis satisfait du nombre de points que j'ai ramenés de Suède (ndlr : 15, grâce aux trois points de bonus de la Power Stage, le dimanche). Je pense que j'aurais signé avant le départ. On a une bonne position sur la route pour débuter le rallye (4e), donc on a toutes les cartes en main pour faire quelque chose de bien ce week-end. Comme sur la plupart des rallyes terre, c'est bien de ne pas être devant et de ne pas balayer. Il faudra être intelligents, jauger le niveau de performance de tout le monde, et voir s'il faut réfléchir pour le 2e ou le 3e jour de course. On a un bon feeling et on est impatient d'être dans les premiers chronos, pour voir nos performances par rapport aux autres.
Comment envisagez-vous cette édition 2011 ?
Jusqu'ici, ce rallye m'a toujours bien réussi. La première fois, en 2008, on avait décroché notre première victoire en Junior-WRC (dans une petite C2) et notre premier point (au classement général), avec la 8e place. L'an dernier, on s'est battu pour la 2e place jusqu'aux derniers mètres, pour finalement obtenir un podium. Ce sont des spéciales que j'aime bien, avec un beau profil, assez roulantes, assez larges, où le plaisir de pilotage est bien présent. Le seul aspect un peu négatif ici, c'est le manque de puissance, alors qu'on aime toujours en avoir le plus possible. À chaque fois, quand on commence les premières spéciales, on a l'impression d'être en panne, mais c'est pareil pour tout le monde, c'est une composante du Mexique.
Commencez-vous
à penser au
championnat ?
Pour viser une bonne place au championnat, il faut faire très peu d'erreurs, voire même pas d'erreur du tout, si l'on regarde les dernières saisons de « Seb » (Loeb). Il faudra être régulier, ce n'est pas facile. Mais d'abord il faut voir où on en est, en termes de performances, avant de commencer à trop réfléchir.
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