Le ministre en a profité pour ouvrir grand le dossier des déchet hospitaliers, révélant que des contacts discrets sont effectués depuis plusieurs mois entre les ministères de l'Environnement et de la Santé à ce propos. L'objectif, selon lui, est de mettre en application le décret n°13389, qui oblige les institutions médicales à se charger du traitement de leurs déchets hospitaliers dangereux. Il a précisé que cette collaboration touche à sa fin et qu'il reste 40 sociétés pharmaceutiques à contacter afin qu'elles envoient une liste de leurs médicaments périmés. Au cas où certains compagnies refuseraient de coopérer, leurs noms seront révélés au public. Par ailleurs, M. Rahhal a annoncé hier que « suivant la loi, et grâce à la collaboration avec le ministère de la Santé, trois avertissements ont été envoyés à 80 hôpitaux privés et vingt publics, les sommant de trouver une méthode de traitement écologique ».
« Chaque lit d'hôpital produit par jour trois kilos de déchets, dont un dangereux, a-t-il dit. Le coût du traitement de chaque kilo est d'un demi-dollar. Il est impensable que ces hôpitaux continuent de négliger le traitement des détritus. »
M. Rahhal a annoncé qu'une réunion aura lieu la semaine prochaine avec le ministre de la Santé Mohammad Khalifé afin de décider de la mesure finale qui, après les avertissements, sera celle d'intenter un procès contre les hôpitaux récalcitrants. « En attendant la création d'une usine centrale pour le traitement des déchets hospitaliers dangereux », a-t-il précisé.
Le ministre a également donné quelques chiffres : le Liban produit par jour quelque onze tonnes de déchets hospitaliers dans ses hôpitaux, ses laboratoires et ses cabinets de dentiste. La moitié environ de ces déchets sont traités par décontamination grâce aux efforts de l'association arcenciel auprès des hôpitaux, mais l'autre moitié reste sans traitement.

