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Liban

« Les forces du 14 Mars souffrent d’un alzheimer collectif », affirme Aoun

Les membres du Bloc du changement et de la réforme lors de leur réunion hebdomadaire.

Le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, a affirmé hier que la Constitution ne prévoit rien sur la quote-part du président de la République au sein du gouvernement, soulignant que lorsque le chef de l'État devient une partie au sein du pouvoir, il s'éloigne ainsi de son rôle défini dans le texte fondamental.
À l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, M. Aoun s'est demandé si le fait d'accorder au chef de l'État quelques ministres constitue « un prix de consolation » à la place des prérogatives qui lui ont été retirées. Le député a ainsi rejeté ce qu'avancent ceux qui l'accusent de porter atteinte aux prérogatives du président, affirmant sa disposition à présenter un projet de loi pour accorder de plus amples prérogatives au chef de l'État, lui permettant de s'informer de la constitutionnalité de l'action du gouvernement et des ministres.
Dans un entretien avec la presse, M. Aoun a réagi aux discours de l'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, et du Premier ministre sortant, Saad Hariri, rappelant les « violations constitutionnelles » commises par les deux derniers gouvernements, en particulier celui de M. Siniora qui avait perdu sa constitutionalité et sa légitimité après la démission des ministres chiites, a rappelé le chef du CPL. Ce dernier a également relevé l'injustice dont a faire preuve M. Siniora au niveau de la répartition des portefeuilles, et l'occultation par son gouvernement du président de la République en faisant adopter des décrets qui n'avaient pas reçu son aval et qui n'avaient même pas été envoyés à Baabda. « Les forces du 14 Mars souffrent d'un alzheimer collectif. Ils ont tous perdu la mémoire », a-t-il dit. Et d'inviter les Libanais à boycotter la rue le 14 mars pour ne pas soutenir ceux qui ont pillé le pays.
S'adressant à l'Occident, il a affirmé : « Nous sommes nés libres et le resterons. Nous avons un problème avec votre démocratie dont le slogan vous sert à soutenir ceux qui sont corrompus parmi les Libanais, comme vous l'avez fait dans les autres régimes arabes. » Évoquant le portefeuille de l'Intérieur, M. Aoun a indiqué que cette question ne s'est pas encore posée, soulignant que si le CPL ne l'obtient pas, ce sera « une atteinte à ses droits ». Interrogé sur la récente position de M. Hariri concernant les armes du Hezbollah, M. Aoun a répondu que depuis 1990, « il avait très bien coexisté avec ces armes, il en était même satisfait. Pourquoi ne s'en est-il rappelé que maintenant ? Que serions-nous donc devenus sans ces armes ? », s'est interrogé le chef du CPL.
Le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, a affirmé hier que la Constitution ne prévoit rien sur la quote-part du président de la République au sein du gouvernement, soulignant que lorsque le chef de l'État devient une partie au sein du pouvoir, il s'éloigne ainsi de son rôle défini dans le texte fondamental. À l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, M. Aoun s'est demandé si le fait d'accorder au chef de l'État quelques ministres constitue « un prix de consolation » à la place des prérogatives qui lui ont été retirées. Le député a ainsi rejeté ce qu'avancent ceux qui l'accusent de porter atteinte aux prérogatives du président, affirmant sa disposition à présenter un projet de loi pour accorder de plus amples prérogatives au chef de l'État, lui permettant de...
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