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Économie - Chine

Pékin veut juguler l’inflation et fixe un objectif de croissance de 7 %

Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a fixé hier pour la deuxième économie mondiale un objectif de croissance moins ambitieux que d'habitude, à 7 % pour les cinq prochaines années, et s'est engagé à juguler l'inflation tout en soulignant le danger pour Pékin d'une appréciation du yuan.
M. Wen s'est exprimé hier lors d'une conversation avec des utilisateurs d'Internet afin de désamorcer un appel sur le Net à des manifestations dans treize villes du pays.
« Dans le plan de cinq ans (2011-2015), nous sommes convenus d'atteindre un objectif de croissance de 7 % », a-t-il déclaré, révisant ainsi à la baisse les objectifs habituels de croissance de 8 %.
La Chine, devenue en 2010 la deuxième économie mondiale en supplantant le Japon, affiche depuis des années un taux de croissance approchant ou dépassant les 10 %, son PIB ayant encore augmenté de 10,3 % en 2010, soit le rythme le plus rapide depuis la crise mondiale.
« On peut sans aucun doute contenir l'inflation », a également déclaré M. Wen.
L'augmentation des prix alimentaires, du logement, ainsi que ceux des produits de première nécessité constitue actuellement la première préoccupation des dirigeants chinois dans la foulée des événements au Moyen-Orient.
Un appel sur l'Internet, inspiré par les mouvements de contestation dans le monde arabe, invitait les Chinois à se rassembler tous, hier, dans treize villes à 14h, heure locale de Beyrouth (06h GMT) pour demander plus de transparence gouvernementale et de liberté d'expression.
La Chine a annoncé en février que l'inflation en janvier s'était maintenue à 4,9 % malgré une série de mesures prises pour juguler une augmentation des prix.
Contrairement à d'autres grandes économies, la Chine tente de freiner son économie, face au risque de surchauffe. Concernant le yuan, le Premier ministre a une fois de plus balayé les critiques des pays occidentaux qui estiment que la devise chinoise est sous-évaluée et confère à la Chine un avantage injustifié en dopant ses exportations.
Une hausse « substantielle » de la devise chinoise « entraînerait la faillite ou la fermeture de nombreuses entreprises, la perte de commandes d'autres pays pour les sociétés commerciales étrangères et le chômage pour de nombreux travailleurs qui s'ajouteraient à nos travailleurs migrants », a-t-il affirmé.
Selon le Trésor américain, la monnaie chinoise s'est appréciée de 3,7 % par rapport au dollar entre mi-juin et fin janvier. Pas assez, répondent ses détracteurs, qui jugent le yuan sous-évalué de 20 à 40 %.

Taïwan assouplit les restrictions sur les investissements chinois
Par ailleurs, Taïwan a annoncé qu'elle va assouplir les contrôles sur les investissements en provenance de la Chine continentale dans les entreprises spécialisées dans les technologies de pointe, a indiqué hier à l'AFP un haut responsable économique de l'île nationaliste.
Cette mesure est une indication supplémentaire d'un réchauffement rapide dans les relations entre Taipeh et Pékin.
Selon l'agence officielle taïwanaise, les sociétés chinoises seront autorisées à acquérir jusqu'à 10 % de certaines compagnies spécialisées dans la fabrication de semi-conducteurs et d'écrans plats.
Les sociétés chinoises pourront également acquérir jusqu'à 49 % des filiales contrôlées par les entreprises de haute technologie.
« La proposition concernant l'assouplissement des restrictions sur les investissements pour les hommes d'affaires chinois a été approuvée par l'Executive Yuan (gouvernement) », a déclaré hier à l'AFP le vice-ministre de l'Économie Lin Sheng-chung.
« Cette mesure sera annoncée dans les prochains jours », a ajouté M. Ling sans donner plus de détails.
Selon les experts, ces mesures aideront les fabricants taïwanais d'écrans plats à accéder au vaste marché de la Chine continentale.
Taïwan a levé partiellement en juin 2009 l'interdiction, en vigueur depuis des décennies, pour les compagnies chinoises ou les particuliers du continent d'investir dans l'île, dans le cadre du rapprochement intervenu dans les relations entre la Chine et Taïwan depuis l'élection en 2008 du président Ma Ying-jeou considéré comme favorable à un réchauffement des relations avec Pékin.
Malgré ces facilités, l'investissement global chinois à Taïwan demeure limité, alors que les investissements taïwanais en Chine ont connu une très forte progression.
Depuis décembre, les compagnies chinoises ont effectué 102 investissements à Taïwan d'une valeur de 131,8 millions de dollars de Taïwan, selon la Commission des investissements taïwanaise.
Les hommes d'affaires taïwanais ont injecté quelque 150 milliards de dollars taïwanais sur le continent depuis que le gouvernement a assoupli les restrictions sur les investissements en Chine en 1991, selon les médias locaux.
La Chine considère toujours Taïwan comme une partie de son territoire, bien que l'île soit indépendante depuis 1949 à la fin de la guerre civile.
(Source : AFP)
Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a fixé hier pour la deuxième économie mondiale un objectif de croissance moins ambitieux que d'habitude, à 7 % pour les cinq prochaines années, et s'est engagé à juguler l'inflation tout en soulignant le danger pour Pékin d'une appréciation du yuan.M. Wen s'est exprimé hier lors d'une conversation avec des utilisateurs d'Internet afin de désamorcer un appel sur le Net à des manifestations dans treize villes du pays.« Dans le plan de cinq ans (2011-2015), nous sommes convenus d'atteindre un objectif de croissance de 7 % », a-t-il déclaré, révisant ainsi à la baisse les objectifs habituels de croissance de 8 %.La Chine, devenue en 2010 la deuxième économie mondiale en supplantant le Japon, affiche depuis des années un taux de croissance approchant ou dépassant les 10 %,...
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