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Nos lecteurs ont la parole

Pour un cabinet de technocrates

Fouad J. TABET
Premier ministre désigné, M. Nagib Mikati aime son pays, il voudrait, envers et contre tous et tout, réussir dans sa mission, qu'il sait très difficile, pour amener les deux clans à composer.
En fait, dans toutes ses proclamations, avant et après sa nomination, il a toujours fait valoir que « les problèmes politiques du Liban ne peuvent être réglés que par les Libanais eux-mêmes ».
Toute ingérence de quelque nature qu'elle soit ne pourrait résoudre les difficultés de la diversité des peuples du Liban.
Peut-on sortir de cet imbroglio, sinon en acceptant l'autre, dans l'intérêt majeur de cette nation que l'on essaye encore et toujours de bâtir depuis 1943.
Comment expliquer que tel ou tel autre revendique sans vergogne des postes ministériels si ce n'est pour assouvir des objectifs précis, revanchards, en invoquant la corruption, perversion inhérente de la politique mondiale.
Cela n'est certes pas pour blanchir ceux qui la pratiquent, mais cet argument à lui seul ne justifie pas les prises de position de ceux qui œuvrent pour laisser le pays sans gouvernement.
Entre-temps, tous les Libanais souffrent et supportent mal l'absence de cabinet ministériel.
Faute de mieux, il y a lieu de se rendre compte qu'un gouvernement de technocrates, loin des pôles politiques, doit être formé, du moins durant cette période transitoire, afin de permettre aux institutions de fonctionner.
En neutralisant pour un temps les deux pôles, et en se situant à égale distance des uns et des autres, M. Mikati sera celui qui aura permis de sauver nos institutions.
Pour leur part, les différentes composantes de la scène politique libanaise pourront se concerter pour trouver le dénominateur commun qui leur permettrait de gouverner. Mais demain n'est pas la veille.
Mieux vaut être gouverné par des technorates, loin des deux forces politiques, qui continueront de s'affronter à coups de diatribes ; de plus, les institutions seraient sauvées et sans aucun doute seraient plus saines.
Le problème politique chez nous demeurera insoluble pour longtemps. En effet, tous les quelques temps, il y aura des raisons d'affrontements, car le citoyen est toujours à la recherche de son identité, laquelle n'existe toujours pas, et cela pour longtemps.
Fouad J. TABET

Premier ministre désigné, M. Nagib Mikati aime son pays, il voudrait, envers et contre tous et tout, réussir dans sa mission, qu'il sait très difficile, pour amener les deux clans à composer.En fait, dans toutes ses proclamations, avant et après sa nomination, il a toujours fait valoir que « les problèmes politiques du Liban ne peuvent être réglés que par les Libanais eux-mêmes ».Toute ingérence de quelque nature qu'elle soit ne pourrait résoudre les difficultés de la diversité des peuples du Liban.Peut-on sortir de cet imbroglio, sinon en acceptant l'autre, dans l'intérêt majeur de cette nation que l'on essaye encore et toujours de bâtir depuis 1943.Comment expliquer que tel ou tel autre revendique sans vergogne des postes ministériels si ce n'est pour assouvir des objectifs précis, revanchards, en invoquant la...
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