Rechercher
Rechercher

Liban

« Le Liban risque d’avoir un système politique sans garde-fous », avertit Mitri

Le ministre sortant de l'Information, Tarek Mitri, redoute un système politique sans garde-fous au Liban.
Dans une interview accordée à l'agence italienne ANSA à Rome, où il se trouve pour participer à un congrès sur le dialogue des religions, Tarek Mitri a souligné « les complications locales du Liban, lequel reste cependant partie intégrante du monde arabe », précisant que les bouleversements dans le monde arabe ne peuvent qu'affecter le pays. « Mais, a-t-il ajouté, l'un des principaux problèmes du Liban, qui affecte d'ailleurs aussi d'autres États arabes, s'exprime par les divisions verticales communautaires qui se répercutent sur la vie politique. » M. Mitri a aussi fait état d'un autre problème affectant le Liban « devenu au fil des ans une scène ouverte aux conflits ». « Certains veulent le garder comme tel au moment où de nombreux Libanais essaient d'en faire un État au vrai sens du terme », a-t-il expliqué.
S'arrêtant sur les événements politiques qui ont précédé et ponctué la formation d'un nouveau gouvernement, le ministre a indiqué qu'« il s'agit en apparence d'un processus pacifique de transfert de pouvoir du moment que la majorité a changé ». « Cependant, si nous jetons un regard plus en profondeur sur ce qui s'est passé, nous verrons que le Liban risque de basculer vers un système politique sans garde-fous dans la mesure où ce sont le fait accompli et la force qui imposent régulièrement de nouvelles règles à notre système politique », a-t-il observé. « Sous les deux derniers mandats (Hariri) on ne cessait de nous dire que le Liban ne pouvait être gouverné que par un gouvernement d'union nationale (...) mais aujourd'hui, les mêmes auteurs de cette théorie poussent le Premier ministre désigné à former une équipe monochrome », a-t-il relevé, en estimant que « si ce procédé permettra un retour à une démocratie élémentaire reflétée par une majorité qui gouverne et une minorité qui fait l'opposition, il ne sera pas mauvais ». Le problème à ses yeux est que cette situation risque de porter atteinte aux relations internationales du Liban et notamment à ses engagements en faveur du Tribunal spécial pour le Liban, puisque la nouvelle majorité avait fait chuter le gouvernement Hariri et pris le pouvoir afin d'en finir avec le tribunal.
M. Mitri a insisté sur le fait que la mission du TSL n'est pas seulement de faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri, mais consiste également à mettre fin une fois pour toutes aux assassinats politiques au Liban. Et d'affirmer dans ce contexte que la démocratie au Liban ne pourra pas être renforcée si chaque homme politique, homme de religion, journaliste ou intellectuel peut être la cible d'un assassinat.
Il a exclu la possibilité que les révoltes dans le monde arabe affectent le Liban, partant du principe que « les Libanais ont tiré les leçons des guerres du passé ».
Le ministre sortant de l'Information, Tarek Mitri, redoute un système politique sans garde-fous au Liban.Dans une interview accordée à l'agence italienne ANSA à Rome, où il se trouve pour participer à un congrès sur le dialogue des religions, Tarek Mitri a souligné « les complications locales du Liban, lequel reste cependant partie intégrante du monde arabe », précisant que les bouleversements dans le monde arabe ne peuvent qu'affecter le pays. « Mais, a-t-il ajouté, l'un des principaux problèmes du Liban, qui affecte d'ailleurs aussi d'autres États arabes, s'exprime par les divisions verticales communautaires qui se répercutent sur la vie politique. » M. Mitri a aussi fait état d'un autre problème affectant le Liban « devenu au fil des ans une scène ouverte aux conflits ». « Certains veulent le garder...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut