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Nos lecteurs ont la parole

« Bébé-médicament »

Par Anne de CLERCK
Suite à l'article de L'Orient-Le Jour du 9 février relatif à la naissance du premier « bébé-médicament » en France, sujet qui a fait la une de tous les médias, je me permet quelques réflexions.
Il est normal que des parents essaient de donner à leurs enfants la meilleure vie possible tant physiquement que moralement et spirituellement. Et je comprends la douleur de ces parents dont deux enfants sont atteints d'une maladie grave et qu'ils cherchent par tous les moyens à les en guérir.
Mais quid de ce « bébé-médicament », mis au monde et « sélectionné », comme on l'aurait fait d'un cheval de course en puissance, que pensera ce petit garçon dans quelques années ? On ne lui dira rien ? Mais les enfants finissent toujours par savoir ! Qu'en pensera-t-il ? Que s'il n'avait pas été « parfait » on ne l'aurait pas choisi, lui.
Et que dire des autres embryons, ses « jumeaux » mis à la poubelle ou congelés ?
La fin ne justifie pas les moyens, et la mère et grand-mère que je suis ne peut admettre qu'on traite les femmes comme de vulgaires pouliches chargées de la reproduction d'individus « parfaits », même dans la louable intention de guérir autrui.
Suite à l'article de L'Orient-Le Jour du 9 février relatif à la naissance du premier « bébé-médicament » en France, sujet qui a fait la une de tous les médias, je me permet quelques réflexions.Il est normal que des parents essaient de donner à leurs enfants la meilleure vie possible tant physiquement que moralement et spirituellement. Et je comprends la douleur de ces parents dont deux enfants sont atteints d'une maladie grave et qu'ils cherchent par tous les moyens à les en guérir.Mais quid de ce « bébé-médicament », mis au monde et « sélectionné », comme on l'aurait fait d'un cheval de course en puissance, que pensera ce petit garçon dans quelques années ? On ne lui dira rien ? Mais les enfants finissent toujours par savoir ! Qu'en pensera-t-il ? Que s'il n'avait pas été « parfait » on ne l'aurait...
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