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Liban - Diaspora

Libanais en Libye : le palais Bustros commence à se réveiller...

Le ministère des Affaires étrangères prend conscience de la situation extrêmement précaire des quelque 2 500 Libanais en Libye.

Des activistes des droits de l’homme travestis en Kadhafi et en simple Libyen hier devant la représentation de l’ONU à Beyrouth. Karim Sharif/Reuters

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué hier avoir poursuivi ses contacts avec les ambassades du Liban en Libye, en Égypte et en Tunisie, ainsi qu'avec le consulat général à Alexandrie, dans le but de veiller à la situation des Libanais résidant sur le territoire libyen.
Dans un communiqué publié hier, le palais Bustros a expliqué qu'il a été demandé au chargé d'affaires libanais à Tripoli Nazih Achour de prolonger le temps de travail quotidien des fonctionnaires de la chancellerie pour qu'ils puissent répondre davantage et mieux aux doléances de la diaspora libanaise en Libye, qui s'élève environ à 600 familles, soit 2 500 personnes. Il a été également demandé que les services de l'ambassade du Liban contactent personnellement toutes les personnes dont les coordonnées sont en sa possession afin de s'assurer de leur santé. Enfin, le renouvellement, le cas échéant, des passeports des ressortissants libanais sera fortement accéléré s'ils souhaitent quitter la Libye dans les meilleurs délais.
Interrogé par la chaîne de télévision MTV, le secrétaire général par intérim du palais Bustros William Habib a indiqué que 20 Libanais ont pu décoller de l'aéroport de Tripoli sur un avion de la compagnie aérienne syrienne. Il a précisé qu'un éventuel envoi d'un avion de la MEA (qui ne dessert pas Tripoli depuis des années en raison des très mauvaises relations politiques libano-libyennes) en Libye a été étudié, mais que face aux « très grandes difficultés techniques », l'idée a été rejetée. Les efforts se concentrent désormais sur les départs par voies terrestres, tant par la frontière avec l'Égypte que par celle avec la Tunisie, en coordination avec les ambassadeurs du Liban au Caire et à Tunis.
Notons que le palais Bustros a en outre tenu à diffuser les numéros de téléphone et de fax de ses représentations en Libye, en Égypte et en Tunisie.
Ambassade du Liban à Tripoli : tél. : (0021821)3615745, fax : (0021821)3611740.
Ambassade du Liban au Caire : tél. : (00202)27382824/ 27382823, fax : (00202)27382818.
Ambassade du Liban à Tunis : tél. : (00216)71960540, fax : (00216)71960001.
Consulat du Liban à Alexandrie : tél. : (00203)4846589, fax : (00203)4801902.

Pas d'AIB pour Aline Skaff Kadhafi
D'autre part, le Liban a refusé d'accueillir un avion privé libyen transportant l'épouse d'origine libanaise d'Hannibal Kadhafi, l'un des fils de Moammar Kadhafi, a déclaré hier à l'AFP un responsable des services de sécurité.
« L'aéroport de Beyrouth a reçu dans la nuit de dimanche à lundi une demande des autorités libyennes pour accueillir un avion appartenant à la famille Kadhafi avec à son bord plusieurs personnes dont Aline Skaff », a expliqué cette source sous le couvert de l'anonymat. « Le Liban a rejeté cette demande », a-t-elle ajouté. Le ministre sortant des Transports, Ghazi Aridi, avait demandé la liste des passagers et « quand les Libyens ont refusé de la lui donner, il a rejeté la demande », a indiqué un responsable gouvernemental, toujours sous le couvert de l'anonymat.
Rappelons qu'Hannibal Kadhafi avait fait l'objet d'une interpellation musclée en juillet 2008 à Genève suite à une plainte de deux domestiques l'accusant de mauvais traitements, ce qui a provoqué une nette détérioration des relations entre la Libye et la Suisse.

La note de Najjar au parquet
Sur le plan de l'affaire Moussa Sadr, et après les révélations au quotidien al-Hayat de Abdel-Meneem al-Ouni (lire L'Orient-Le Jour du mercredi 23 février), qui avait confirmé l'assassinat par le régime de Moammar Kadhafi de l'imam disparu en 1978, le ministre sortant de la Justice, Ibrahim Najjar, a adressé une note au parquet demandant que soit averti qui de droit, et notamment la cour de justice qui s'était saisie du dossier, « surtout à l'aune de l'importance que revêt cette question sur le plan de l'intérêt public au Liban ». Le ministre Najjar en a profité pour rappeler l'utilité de l'envoi d'une requête à Interpol « pour plus d'investigations et de poursuites ».
Ibrahim Najjar a également adressé une note au ministère des Affaires étrangères afin qu'il suive l'affaire en Libye.

Le Courant chiite libre
Pour sa part, le Courant chiite libre (CCL) a demandé que des informations « précises » soient recueillies à propos des auteurs et des commanditaires de l'assassinat de l'imam Sadr, exigeant de « la justice internationale » qu'elle « arrête » Abdel-Meneem al-Ouni et qu'elle « le livre aux autorités judiciaires libanaises afin qu'elles entendent sa déposition. Parce que si les détails de cette affaire ne sont pas connus de tous, des têtes locales, régionales et internationales rouleront sous les pieds des chiites et du peuple libanais », assène le communiqué publié par le chef du CCL, Mohammad Hajj-Hassan.
« La responsabilité qui nous incombe aujourd'hui est grande ; nous devons tous tout faire pour dévoiler tous les détails de ce crime, surtout qu'il n'est pas dans la capacité de Kadhafi de faire exécuter un acte de cette envergure sans complices », a-t-il dit sans plus de détails.

La décision de la Ligue arabe
Sur le plan politique, la décision de la Ligue arabe de suspendre la participation de la Libye à ses réunions a reçu, selon notre correspondant au palais Bustros Khalil Fleyhane, un écho « très favorable » au Liban, « et pas seulement sur le plan officiel, mais par de larges tranches de la population ».
Il faut dire que c'est la première fois que la Ligue adopte une telle démarche, que l'on peut qualifier de « disciplinaire », sachant que cela fait plus de cinquante ans que cette organisation ne fait que prendre des décisions « ordinaires qu'elle est dans l'incapacité d'appliquer ». C'est son secrétaire général, Amr Moussa, qui a proposé l'idée sans essuyer la moindre contestation au sein des 22 représentants arabes, « effarés » par le degré de violence du régime libyen, et qui ont adressé une recommandation mardi dernier au minisommet des ministres des Affaires étrangères censé se tenir le 3 mars prochain afin de suspendre officiellement toute participation libyenne aux réunions de la Ligue tant que les massacres continuent. Une étape préliminaire, disent les milieux politiques, avant la suspension, carrément, de son adhésion à la Ligue
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué hier avoir poursuivi ses contacts avec les ambassades du Liban en Libye, en Égypte et en Tunisie, ainsi qu'avec le consulat général à Alexandrie, dans le but de veiller à la situation des Libanais résidant sur le territoire libyen. Dans un communiqué publié hier, le palais Bustros a expliqué qu'il a été demandé au chargé d'affaires libanais à Tripoli Nazih Achour de prolonger le temps de travail quotidien des fonctionnaires de la chancellerie pour qu'ils puissent répondre davantage et mieux aux doléances de la diaspora libanaise en Libye, qui s'élève environ à 600 familles, soit 2 500 personnes. Il a été également demandé que les services de l'ambassade du Liban contactent personnellement toutes les personnes dont les coordonnées sont en sa possession afin de...
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