Clotilde de Fouchécour : du travail et de l’enthousiasme. (Michel Sayegh)
«Francophonia» voit donc le jour, dépose ses statuts, couronnée d'un beau logo aux couleurs de la francophonie qui teintent le cèdre du Liban. Très vite, un grand nombre d'enseignants et de personnes issues du milieu éducatif vont adhérer à cette association bénévole, notamment le père Charbel Maalouf (maître de conférences à l'Institut catholique de Paris), Randa Samuel Barrage (assurances Paris/Liban), Colette Debbané, Clément Boucher et Roland Hatem. Une équipe aussi dynamique s'est aussi joint à ce noyau fondateur et commence à mettre en place un programme diversifié.
Aujourd'hui, après une série de contacts préliminaires, Clotilde de Fouchécour a entrepris certaines rencontres au Liban, notamment avec l'école publique de Aïn Dara (Metn), le Collège Saint-Georges (Hadath) ou encore le département de pédagogie de l'UL. Par ailleurs, de Fouchécour a entrepris de présenter le projet à l'ambassadeur de France, Denis Pietton, ainsi qu'à des hommes de lettres comme Georges Corm et Alexandre Najjar.
Ces rencontres visent à mettre en place une dynamique et une synergie entre la France et le Liban.
«Jusqu'à présent, nous jouons le rôle de catalyseur et de lien entre les deux pays, et notre action porte sur l'activation de réseaux informels (ceux des chefs d'établissements, les associations libanaises en France ou d'anciens élèves au Liban...), sur les partenariats ou encore sur les jumelages qui se traduisent par l'envoi d'élèves ou d'enseignants dans les pays respectifs. Quant à la récolte de fonds, poursuit Clotilde de Fouchécour qui parle avec passion de ce rêve devenu aujourd'hui réalité, on s'adressera à des sociétés françaises établies au Liban car, dit-elle, pour continuer à vendre un produit français il faut pérenniser aussi la langue.»
«Francophonia » visera par la suite à faire venir des artistes libanais vivant en France, comme Roula Safar, à organiser des manifestations culturelles réciproques et à assurer un rôle de liaison qui contribuera, à côté de la politique de l'État, à redonner à la langue française le rôle qu'elle jouait auparavant.


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