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Culture - Rencontre

« Francophonia » au service de la langue française

À l'initiative de Clotilde de Fouchécour, professeur de lettres classiques, l'association « Francophonia » a vu le jour et est prête à entrer en action avec pour unique objectif servir la langue française et la pérenniser au pays du Cèdre.

Clotilde de Fouchécour : du travail et de l’enthousiasme. (Michel Sayegh)

«J'ai vécu à l'étranger, précise Clotilde de Fouchécour, et c'est là-bas que j'ai compris que la francophonie ne pouvait pas se soutenir par la simple aide de l'État et qu'il fallait que nous, Français, nous la soutenions par nos propres moyens. Tel était le point de départ de mon projet. De plus, ayant soutenu ma thèse sur l'œuvre de Georges Shéhadé, j'avais été marquée par cette rencontre.» Et de poursuivre: «Une journaliste libanaise m'avait dit un jour que nous, les Français, n'étions plus des missionnaires, mais démissionnaires.» Plus tard, c'est aux Journées de Rambouillet que Clotilde de Fouchécour retrouve dans la société libanaise des qualités humaine et intellectuelle incroyables qui vont la pousser à agir. Elle bâtit donc son projet et le soumet à Antoine Sfeir (Cahiers d'Orient) qui a vite été enthousiasmé en disant que c'était le seul sujet global qui avait été réalisé pour aider la pratique du français. Il fallait, selon lui, rester dans la ligne non confessionnelle et apolitique pour que le projet aboutisse.
«Francophonia» voit donc le jour, dépose ses statuts, couronnée d'un beau logo aux couleurs de la francophonie qui teintent le cèdre du Liban. Très vite, un grand nombre d'enseignants et de personnes issues du milieu éducatif vont adhérer à cette association bénévole, notamment le père Charbel Maalouf (maître de conférences à l'Institut catholique de Paris), Randa Samuel Barrage (assurances Paris/Liban), Colette Debbané, Clément Boucher et Roland Hatem. Une équipe aussi dynamique s'est aussi joint à ce noyau fondateur et commence à mettre en place un programme diversifié.
Aujourd'hui, après une série de contacts préliminaires, Clotilde de Fouchécour a entrepris certaines rencontres au Liban, notamment avec l'école publique de Aïn Dara (Metn), le Collège Saint-Georges (Hadath) ou encore le département de pédagogie de l'UL. Par ailleurs, de Fouchécour a entrepris de présenter le projet à l'ambassadeur de France, Denis Pietton, ainsi qu'à des hommes de lettres comme Georges Corm et Alexandre Najjar.
Ces rencontres visent à mettre en place une dynamique et une synergie entre la France et le Liban.
«Jusqu'à présent, nous jouons le rôle de catalyseur et de lien entre les deux pays, et notre action porte sur l'activation de réseaux informels (ceux des chefs d'établissements, les associations libanaises en France ou d'anciens élèves au Liban...), sur les partenariats ou encore sur les jumelages qui se traduisent par l'envoi d'élèves ou d'enseignants dans les pays respectifs. Quant à la récolte de fonds, poursuit Clotilde de Fouchécour qui parle avec passion de ce rêve devenu aujourd'hui réalité, on s'adressera à des sociétés françaises établies au Liban car, dit-elle, pour continuer à vendre un produit français il faut pérenniser aussi la langue.»
«Francophonia » visera par la suite à faire venir des artistes libanais vivant en France, comme Roula Safar, à organiser des manifestations culturelles réciproques et à assurer un rôle de liaison qui contribuera, à côté de la politique de l'État, à redonner à la langue française le rôle qu'elle jouait auparavant.
«J'ai vécu à l'étranger, précise Clotilde de Fouchécour, et c'est là-bas que j'ai compris que la francophonie ne pouvait pas se soutenir par la simple aide de l'État et qu'il fallait que nous, Français, nous la soutenions par nos propres moyens. Tel était le point de départ de mon projet. De plus, ayant soutenu ma thèse sur l'œuvre de Georges Shéhadé, j'avais été marquée par cette rencontre.» Et de poursuivre: «Une journaliste libanaise m'avait dit un jour que nous, les Français, n'étions plus des missionnaires, mais démissionnaires.» Plus tard, c'est aux Journées de Rambouillet que Clotilde de Fouchécour retrouve dans la société libanaise des qualités humaine et intellectuelle incroyables qui vont la pousser à agir. Elle bâtit donc son projet et le soumet à Antoine Sfeir (Cahiers d'Orient) qui a vite...
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