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Liban

Pour Amal et le Hezbollah, l’équation « peuple, armée, résistance » reste incontournable

« Nous n’accepterons pas que le prochain cabinet ait la moindre indulgence concernant la corruption », a asséné hier le député hezbollahi Ali Fayyad, ici aux côtés de Véra Yammine, cadre des Marada. Photo Marada

Le ministre d'État pour la Réforme administrative sortant Mohammad Fneich a estimé hier qu'il n'était pas possible de « mettre un terme au rôle de la résistance ou d'accepter des compromis la concernant », et ce quel que soit le prétexte invoqué pour cela. « Ni un tribunal, ni des fonctions ministérielles, ni un gouvernement, ni le pouvoir » ne pourront occulter le rôle de la résistance, a précisé le ministre.
Il s'est d'autre part demandé « qu'est-ce qui a changé pour que l'équation peuple, armée, résistance ne soit plus acceptée » alors que celle-ci avait été adoptée dans la dernière déclaration ministérielle.
« Nous sommes flexibles, mais la souplesse politique a ses limites », a-t-il prévenu. Aujourd'hui, « la conjoncture a changé, ils doivent donc accepter la nouvelle majorité qui appelle encore à un gouvernement de participation ». Mohammad Fneich a en outre souhaité que la formation du nouveau cabinet se fasse assez rapidement « pour que les problèmes des citoyens puissent être traités ».
De son côté, le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a estimé hier que le prochain gouvernement va être complet « sur le plan de la représentation des différentes composantes dans le respect de la Constitution ». M. Fadlallah a nié l'existence de « nœud impossible à surmonter dans la mise sur pied du nouveau cabinet ». « Toutes les revendications des blocs parlementaires peuvent être satisfaites par le biais du dialogue mené par le Premier ministre désigné ».
« La formule qui est en train d'être discutée entre les différents blocs sera au final celle qui incarnera le prochain gouvernement », a-t-il ajouté. « Le Hezbollah a toujours été de ceux qui appellent à la participation » au gouvernement, a-t-il expliqué.
« La participation est ouverte à tous (...) et si certains ne veulent pas assumer cette responsabilité (...) cela ne signifie pas que la résistance va se défaire de ses responsabilités et des ses obligations », a affirmé Hassan Fadlallah.
Selon lui, le délai imparti pour la formation du gouvernement n'est pas épuisé, et il ne dépassera pas « un mois ou deux, voire trois », et ce laps de temps prouve qu'il n'y a pas de solution « préfabriquée ».
« Certains s'empressent de provoquer des problèmes et de poser des obstacles face à un cabinet qui n'a même pas encore vu le jour, et tout cela a pour objectif de provoquer une tempête politico-médiatique tendant à démontrer que le retard dans la formation du gouvernement est signe de problèmes », a-t-il souligné.
Pour le député du bloc Amal Hani Kobeissi, il s'agit pour toutes les parties de « prêter attention à leurs prises de position et à leur politique » car « le Liban et une vie digne » sont plus importants que toutes les prises de position et toutes les hautes fonctions. « Nous parions sur un gouvernement qui consacrera l'équation armée, peuple et résistance », a-t-il ajouté.
Répondant au député Okab Sakr, Kassem Hachem a affirmé que ce dernier veut « une démocratie à sa taille qui servirait ses intérêts politiques ».
Par ailleurs, le député Ali Fayyad a pris part à une conférence organisée par le parti Marada portant sur l'éducation à la résistance.
Le ministre d'État pour la Réforme administrative sortant Mohammad Fneich a estimé hier qu'il n'était pas possible de « mettre un terme au rôle de la résistance ou d'accepter des compromis la concernant », et ce quel que soit le prétexte invoqué pour cela. « Ni un tribunal, ni des fonctions ministérielles, ni un gouvernement, ni le pouvoir » ne pourront occulter le rôle de la résistance, a précisé le ministre.Il s'est d'autre part demandé « qu'est-ce qui a changé pour que l'équation peuple, armée, résistance ne soit plus acceptée » alors que celle-ci avait été adoptée dans la dernière déclaration ministérielle.« Nous sommes flexibles, mais la souplesse politique a ses limites », a-t-il prévenu. Aujourd'hui, « la conjoncture a changé, ils doivent donc accepter la nouvelle majorité qui appelle...
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