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Liban

Gérard Bejjani, chevalier dans l’ordre des Palmes académiques

Aurélien Lechevallier, les mains tendues vers Gérard Bejjani, jeudi soir, à l’UPT. Photo Sami Ayad

Gérard Bejjani, directeur de l'Université pour tous (UPT) et professeur de littérature française dans plusieurs universités et écoles, a reçu jeudi soir les Palmes académiques au cours d'une cérémonie particulièrement émouvante à l'UPT à Achrafieh, en présence d'un vaste parterre de personnalités académiques, d'enseignants et d'étudiants.
C'est le conseiller de coopération et d'action culturelle près l'ambassade de France, Aurélien Lechevallier, qui a remis les Palmes à M. Bejjani au nom du ministère de l'Éducation nationale de la République française, et ce sous un tonnerre d'applaudissements.
« Si la francophonie peut se flatter d'un réel rayonnement au pays du Cèdre, si elle est à ce point vivace (dans un dialogue toujours fructueux avec les autres langues du pays), nous le devons à l'évidence, et en grande partie, à des humanistes et des passeurs de savoirs tels que vous », a indiqué M. Lechevallier, s'adressant au nouveau chevalier.
M. Lechevallier a ensuite rendu un vibrant hommage à M. Bejjani, qu'il a donc qualifié de « passeur », cette figure dynamique qui « se situe à la confluence de deux rives, deux cultures, deux générations, deux langues », qui « organise la transmission, le changement, la mutation », mais « qui est aussi, n'en déplaise à votre légendaire modestie, une figure héroïque ». « Son rôle d'accompagnateur est le plus souvent associé à l'initiation (...), voire à une intervention salvatrice (...). Son geste généreux est indispensable au succès de l'entreprise, mais il peut demeurer anonyme. Le passeur peut se situer dans la zone occulte du savoir et du secret, et il contient la possibilité de la transgression. Il sait, il agit, mais à distance. Il occupe l'espace paradoxal d'une présence affirmée qui s'efface », a ajouté le conseiller culturel.
M. Lechevallier a ensuite longuement évoqué « le rôle généreux » de M. Bejjani au service de la langue et de la culture françaises au Liban, aussi bien dans l'enseignement que dans la création artistique, notamment dans le théâtre et l'analyse filmique, ainsi que la grande fascination exercée par ce dernier sur ses étudiants.
« Puisse cette distinction marquer la profonde gratitude de la France à votre égard », a-t-il conclu.

Gérard Bejjani
Pour sa part, Gérard Bejjani a dédié sa décoration à sa mère récemment disparue. Il a avoué que bien qu'ayant voulu rester loin des hommages, « je me surpris à désirer, à espérer la médaille miraculeuse pour elle, rien que pour elle, pour gratifier sa fatigue, sa lutte, ses sacrifices, pour suspendre sa maladie, l'adoucir du moins, pour qu'elle fût fière de son enfant, de son parcours ».  « Je viens donc aujourd'hui déposer ces insignes à tes pieds, maman chérie », a-t-il lancé dans un moment de très grande émotion.
« Je suis aujourd'hui non seulement fier de te présenter ces insignes, maman, mais heureux de la vie qui me révèle enfin ce qu'elle a de plus précieux : la reconnaissance », a-t-il ajouté.
Plusieurs représentants des différentes générations d'élèves et d'étudiants de Gérard Bejjani ont ensuite pris la parole pour témoigner de leur gratitude et leur reconnaissance absolues au « grand maestro », notamment Cynthia Deriane, Maria Cruz-Khater, Nada Khater (par le biais de Mona Moukarzel et Roukaya Yazbeck) et notre collègue Michel Hajji Georgiou.
Gérard Bejjani, directeur de l'Université pour tous (UPT) et professeur de littérature française dans plusieurs universités et écoles, a reçu jeudi soir les Palmes académiques au cours d'une cérémonie particulièrement émouvante à l'UPT à Achrafieh, en présence d'un vaste parterre de personnalités académiques, d'enseignants et d'étudiants.C'est le conseiller de coopération et d'action culturelle près l'ambassade de France, Aurélien Lechevallier, qui a remis les Palmes à M. Bejjani au nom du ministère de l'Éducation nationale de la République française, et ce sous un tonnerre d'applaudissements.« Si la francophonie peut se flatter d'un réel rayonnement au pays du Cèdre, si elle est à ce point vivace (dans un dialogue toujours fructueux avec les autres langues du pays), nous le devons à l'évidence, et en...
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