M. Najdé a mis en garde à cette occasion contre une éventuelle augmentation des tarifs de transport terrestre (bus, taxis, etc.) si le prix de l'essence ne reculait pas.
Celui-ci s'élève actuellement à 37 000 livres pour les 20 litres 98 octanes - un niveau jamais atteint auparavant.
Parmi les autres revendications de l'union, l'exemption des propriétaires de taxis des frais de douane (sur les voitures ou les pièces de rechange importées), l'exécution du plan de transports communs, reporté en raison de la démission du gouvernement, ainsi que la réorganisation et le contrôle de l'activité des taxis.
Harb reçoit el-Khawli
Par ailleurs, le ministre sortant du Travail, Boutros Harb, a reçu hier une délégation de l'Union des syndicats des travailleurs libanais, présidée par Maroun el-Khawli, avec laquelle il s'est penché sur le problème du prix de l'essence.
À l'issue de la rencontre, M. Harb a affirmé qu'il suivait de près l'affaire de la proposition exceptionnelle présentée par la ministre sortante des Finances, Raya el-Hassan, visant à baisser le prix des 20 litres d'essence de 5 000 livres libanaises. Celle-ci nécessite l'approbation du président de la République et du Premier ministre sortant. M. Harb a estimé à ce sujet qu'il existe de faibles chances que cette proposition soit concrétisée, ajoutant que la baisse du prix de l'essence est tributaire de la formation du nouveau gouvernement.
Notons qu'une délégation de l'Association des importateurs de pétrole, présidée par Maroun Chammas, a rencontré hier le Premier ministre sortant, Saad Hariri, avec lequel elle a discuté de l'affaire du prix de l'essence, à l'ombre du refus du ministre démissionnaire de l'Énergie et des ressources hydrauliques, Gebran Bassil, d'approuver toute variation des prix.

