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Liban - 14 Mars

Hariri : « Désormais, plus question d’arrondir les angles »

Le Premier ministre sortant s'en prend à nouveau aux armes du Hezbollah.
Saad Hariri a reçu hier soir à la Maison du centre les membres des conseils de coordination du Courant du futur à Beyrouth et affirmé devant eux que, désormais, il parlera « franchement et ouvertement de toutes les questions, parce qu'il n'est pas dans l'intérêt national de revenir à la politique consistant à arrondir les angles ».
C'est la première fois que M. Hariri s'adresse à ces conseils depuis les élections législatives de juin 2009.
« Nous sommes passés par une période de flou, mais elle ne m'a pas changé et nous avons continué à travailler avec bonne foi dans l'intérêt du Liban. Hélas, dans ces négociations, nous étions honnêtes, alors que les autres utilisaient la tromperie. Et quand nous leur faisons face avec des positions claires telles que celles que nous avons exprimées lundi dernier, ils nous accusent de trahison. Nous ne sommes pas faibles, nous sommes plus forts grâce à notre solidarité et notre foi dans notre cause », a ajouté le Premier ministre sortant.
« À un moment donné, j'ai été très soucieux de mettre la question des armes sur la table de dialogue et j'arrondissais les angles. Mais aujourd'hui, je considère que le retour à la politique des angles arrondis n'est pas dans l'intérêt national. Il y a un problème dans le pays qui doit être traité avec beaucoup de franchise et d'honnêteté, et nous ne devons pas nous enfouir la tête dans le sable, surtout quand ces armes deviennent un moyen de faire pression sur la vie politique », a-t-il dit.
« Cette situation est inacceptable, parce que nous ne pouvons pas construire un État de cette manière. Le pays a une armée, une autorité et un État qui devraient rassembler tous les citoyens autour de lui. Et après toutes les expériences amères subies par le Liban, certains se trompent en disant que nous tentons de contourner les armes de la résistance, parce que la vérité est très différente. Notre priorité est qu'aucune arme d'aucune partie ne soit un moyen de s'en prendre à la paix civile et au système démocratique », a-t-il lancé.
« Nos alliés et nous au sein du 14 Mars sommes d'accord sur la même ligne. Nous nous rassemblerons le 14 mars 2011 comme nous l'avons fait le 14 mars 2005. Ce sera un jour décisif dans l'histoire du Liban. Je tenais à ce que ce rassemblement ait lieu le 14 mars et non pas le 14 février afin de faire revivre ce moment dans toute sa signification et pour dire que nous, dans ce pays, musulmans et chrétiens, voulons l'État, la Constitution, les institutions, le Tribunal spécial pour le Liban et la vérité », a-t-il encore dit.
« Nous ne voulons pas que l'on nous dise que le tribunal est israélien, ce tribunal n'est ni israélien ni américain. Les gens doivent connaître la vérité et savoir qui a assassiné non seulement Rafic Hariri, mais tous les martyrs tombés depuis six ans », a conclu M. Hariri.
Par ailleurs, commentant le discours du secrétaire général du Hezbollah mercredi dernier, le député du Courant du futur, Jamal Jarrah, a estimé que Hassan Nasrallah « n'a rien dit de nouveau au sujet des armes et du tribunal international », et qu'il s'est comporté comme s'il était « le wali el-faqih ». « Pour notre part, nous ne nous soumettons ni au wali el-faqih, ni à l'Occident, ni à personne d'autre », a ajouté M. Jarrah sur Radio Liban libre.
Le député de la Békaa-Ouest, qui s'était entretenu auparavant avec le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a qualifié le chef du CPL, le général Michel Aoun, de « wali el-faqih adjoint ». « Il prétend défendre la position de la présidence de la République, mais ne rate pas une occasion de s'attaquer au président », a-t-il ajouté.
L'ancien député Moustapha Allouche, membre du bureau politique du Futur, a de son côté souligné que Hassan Nasrallah a « éludé la question centrale des armes » du Hezbollah.
« Une fois de plus, il cherche à forcer la gratitude des Libanais pour ce que la résistance a accompli tout au long des dernières années, et cela afin de perpétuer le statu quo indéfiniment sous prétexte que c'est le Hezbollah qui assure la stabilité au Liban face aux menaces israéliennes », a expliqué M. Allouche.
« Or si le Liban est à découvert, c'est justement à cause des armes du Hezbollah, qui constituent le bras le plus long du régime iranien dans la région », a-t-il dit.
Saad Hariri a reçu hier soir à la Maison du centre les membres des conseils de coordination du Courant du futur à Beyrouth et affirmé devant eux que, désormais, il parlera « franchement et ouvertement de toutes les questions, parce qu'il n'est pas dans l'intérêt national de revenir à la politique consistant à arrondir les angles ».C'est la première fois que M. Hariri s'adresse à ces conseils depuis les élections législatives de juin 2009.« Nous sommes passés par une période de flou, mais elle ne m'a pas changé et nous avons continué à travailler avec bonne foi dans l'intérêt du Liban. Hélas, dans ces négociations, nous étions honnêtes, alors que les autres utilisaient la tromperie. Et quand nous leur faisons face avec des positions claires telles que celles que nous avons exprimées lundi dernier, ils nous...
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