Dans un communiqué, le président de la République, Michel Sleiman, a exprimé sa « sérénité pour la suite, notamment pour trouver des solutions visant à rétablir le calme et la stabilité et répondant aux aspirations du peuple égyptien ».
Le président Sleiman « espère que l'établissement d'institutions constitutionnelles prenant en compte les intérêts du pays et du peuple se feront en toute liberté et démocratie, dans un cadre légal et constitutionnel ».
Le Premier ministre sortant Saad Hariri a exprimé sa « solidarité avec le mouvement du peuple frère égyptien » qui traverse « une étape difficile pour réaliser ses ambitions de changement démocratique ».
Il a exprimé sa confiance « dans la grande nation sœur égyptienne (...) pour répondre aux intérêts et aux ambitions populaires du peuple égyptien ».
« Cela permettra à l'Égypte de continuer à jouer son rôle de premier plan dans la région et dans le monde, afin de défendre équitablement les intérêts légitimes des Égyptiens et des Arabes », a ajouté M. Hariri dans un communiqué.
« Nous sommes totalement confiants que les frères égyptiens, en coopération avec l'armée, seront en mesure de dépasser cette étape difficile et assurer tous les facteurs d'une transition calme, démocratique et saine du pouvoir, de manière à préserver la stabilité, le progrès et la prospérité de l'Égypte », poursuit le texte.
Le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, a salué à son tour « la révolution du peuple égyptien téméraire, qui vient de rédiger un nouveau chapitre de l'histoire grâce à la lutte de ses fils et le sang de ses martyrs. »
M. Mikati a estimé, dans un communiqué, que l'aspiration des Égyptiens à la liberté et à une vie respectable a tranché en faveur de la dignité et aux dépens de la peur. « L'histoire d'un peuple entreprenant et courageux se transmettra de génération en génération », a-t-il dit.
L'ancien chef de gouvernement Salim Hoss a salué la victoire réalisée par le peuple égyptien qui a réussi à « affronter l'obscurantisme et l'oppression ».
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé à son tour les régimes arabes despotiques à tirer la leçon donnée par le peuple égyptien. « Ce qui s'est passé en Tunisie et en Égypte est un prélude à la chute du despotisme et de l'injustice », a-t-il dit.
Le ministre sortant de l'Agriculture, Hussein Hajj Hassan, a félicité le peuple égyptien pour sa victoire, affirmant, lors d'un meeting oratoire, que « durant 32 ans, les régimes égyptiens et américains n'ont réussi à imposer à l'Égypte la normalisation que d'une façon réduite, et ce en dépit des pressions ».
L'ancien Premier ministre Omar Karamé a qualifié pour sa part la révolution égyptienne de « géante » et d'« unique » dans l'histoire de l'humanité.
Le député Walid Sukkariyeh (bloc Hezbollah) a salué quant à lui la réaction du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, qui a tiré plusieurs rafales d'armes automatiques en l'air en signe de joie, suite à la chute du président égyptien Hosni Moubarak.


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