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Liban

Matar à l’occasion de la Saint-Maron : « Personne ne doit se sentir ostracisé »

« Aucun Libanais ne doit se sentir exclu ou marginalisé politiquement », a affirmé mercredi Mgr Boulos Matar, archevêque maronite de Beyrouth, au cours de la messe annuelle de la Saint-Maron, célébrée en présence de Sleiman et Hariri.

Une vue de l’assistance à la messe pour la Saint-Maron, mercredi, à Gemmayzé. photo Michel Sayegh

C'est dans une atmosphère cordiale et dans le respect du protocole que la Saint-Maron a été fêtée, mercredi, en l'église maronite de Gemmayzé, conformément à une tradition remontant à l'instauration de la République libanaise, en 1920. L'office divin a été célébré par l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, en présence du chef de l'État, le président Michel Sleiman, et de son épouse, du Premier ministre sortant, Saad Hariri, et du député Yassine Jaber, représentant le président de la Chambre. Au premier rang on notait en particulier la présence du président Amine Gemayel et de son épouse, de l'ancien président du Conseil, Fouad Siniora, et de l'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini. Mgr Roland Aboujaoudé représentait le patriarche maronite.
Dans une homélie particulièrement appréciée, l'archevêque maronite de Beyrouth a reparlé de la vocation historique du Liban, de ce rôle de « trait d'union » qu'il a joué entre l'Orient et l'Occident, « dans une authenticité qui n'est pas repli et une ouverture qui ne contredit pas l'enracinement et l'identité ».
La convivialité islamo-chrétienne « n'a jamais été, pour le Liban, autre chose qu'un destin bienvenu », a-t-il insisté.
En dépit de ses crises, le Liban incarne toujours, aux yeux du monde arabe, « un modèle de liberté et d'égalité » et « une promesse d'humanité », a affirmé Mgr Matar, se référant aux travaux du récent synode sur les Églises catholiques au Moyen-Orient (10-24 octobre 2010) . « Et comment, ceci étant, ne pas craindre pour lui ? » a-t-il ajouté.
« N'est-ce pas ce qui vous a poussé à demander, à la tribune des Nations unies, que le Liban soit choisi pour devenir un centre mondial pour le dialogue interreligieux et un message de rencontre entre les civilisations ? » a dit Mgr Matar, s'adressant au chef de l'État.

Relever le Liban
« Mais cette demande passerait pour irréaliste, si l'on ne parvient pas, auparavant, à relever le Liban de son accès de faiblesse, si son unité n'est pas consolidée et si l'État ne parvient pas à dégager les éléments qui permettront à son système politique d'évoluer », a enchaîné l'archevêque.
Et d'exhorter les Libanais à « préserver d'abord l'unité nationale (...) de sorte qu'aucun Libanais ne se sente marginalisé et exclu politiquement, qu'aucun Libanais ne vive dans l'insécurité, que personne ne se sente ostracisé », autant d'assurances que « seul un État fort et juste est en mesure de garantir ».
« C'est ainsi et seulement ainsi que les tentations de s'appuyer sur l'étranger pour régler un problème interne peuvent être surmontées », a dit Mgr Boulos Matar qui a exhorté aussi les Libanais à rester « farouchement attachés à une liberté qui fut et reste la gloire de leur histoire et l'enseigne de leur dignité », comme « à faire en sorte que la démocratie et l'alternance fonctionnent normalement, comme il est d'usage chez les peuples civilisés, quels que soient les obstacles et à chacune de leurs échéances constitutionnelles ».

La démocratie sociale
« Enfin, a conclu Mgr Matar, les Libanais ne doivent pas passer leur existence à tourner autour de la démocratie politique, en oubliant la démocratie sociale qui assure le pain à tous et réconcilie les générations montantes avec les noces de la vie et ses promesses ».
À l'issue de la messe, les présents se sont retrouvés au salon de l'église où, selon l'une des personnalités présentes, « la conversation a notamment tourné autour de l'insolente et honteuse manière dont une certaine presse a hâte de conduire le patriarche maronite vers la porte de sortie ».
À Bkerké, justement, le patriarche a prononcé, pour la Saint-Maron, une homélie dans laquelle il a évoqué l'origine rurale et monastique, pour ne pas dire érémitique, de l'Église maronite. À cette époque, a-t-il dit, « les forts n'abusaient pas des faibles, la course aux fonctions et aux honneurs était inconnue, et l'abnégation et le contentement étaient des règles de conduite générales ».
La Saint-Maron a par ailleurs été célébrée dans toutes les régions du pays.
C'est dans une atmosphère cordiale et dans le respect du protocole que la Saint-Maron a été fêtée, mercredi, en l'église maronite de Gemmayzé, conformément à une tradition remontant à l'instauration de la République libanaise, en 1920. L'office divin a été célébré par l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, en présence du chef de l'État, le président Michel Sleiman, et de son épouse, du Premier ministre sortant, Saad Hariri, et du député Yassine Jaber, représentant le président de la Chambre. Au premier rang on notait en particulier la présence du président Amine Gemayel et de son épouse, de l'ancien président du Conseil, Fouad Siniora, et de l'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini. Mgr Roland Aboujaoudé représentait le patriarche maronite.Dans une homélie particulièrement...
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