Interrogé par le site al-Kalima online, M. Geagea a dit : « Les forces du 14 Mars ne laisseront pas la nouvelle majorité prendre le contrôle du pays et y semer la désolation, comme ce fut le cas dans le passé. »
« Nous allons organiser nos rangs et nous préparer pour la prochaine phase qui pourrait durer quelques mois ou un peu plus », a-t-il ajouté.
Selon lui, « la nouvelle majorité n'est pas fixe et balance d'un côté comme de l'autre ». « Mais nous allons lutter dans nos rangs pour l'empêcher d'édicter des lois susceptibles de changer la face du pays », a-t-il dit.
Prié de dire si, à son avis, le chef de l'État et le Premier ministre désigné avaliseraient la formation d'un gouvernement monochrome en cas de non-participation du 14 Mars, M. Geagea a répondu : « Il n'est pas nécessaire qu'ils le fassent. En dépit de nos réserves quant à la manière avec laquelle M. Mikati est arrivé, nous attendons toujours des réponses aux questions que nous lui avions posées, et peut-être que ces réponses seront données dans les prochains jours. Mais ce qui est certain, c'est qu'un gouvernement monochrome équivaudrait à un suicide politique pour M. Mikati. Il en est de même pour le président de la République qui, par attachement à son centrisme, ne saurait avaliser un tel gouvernement. »
« Notre ouverture sur le Premier ministre désigné avait justement pour but de ne pas le pousser à perdre sa position centriste », a-t-il ajouté, soulignant que « l'impasse n'est pas encore totale ».
« La partie adverse a pu, par la pression et la terreur, nous ramener une case en arrière. Cependant, nous sommes sans nul doute capables, et en peu de temps, de faire face à leur projet et de reprendre notre avance, car je suis fermement convaincu que l'histoire ne revient pas en arrière », a poursuivi le chef des FL.
« À titre d'exemple, les députés qui, sous la pression, sont passés sur l'autre rive l'ont fait sans leurs bases. Un jour viendra où ils seront inéluctablement remplacés par d'autres », a-t-il dit.
Pour M. Geagea, le meeting de soutien au peuple égyptien organisé lundi par le 8 Mars était un « festival d'escroquerie et de tromperie », dans la mesure où il n'existe pas de manifestations similaires en Syrie et en Iran. « Le peuple égyptien ne brandit pas les slogans qui ont été répétés à Beyrouth. Ses revendications sont démocratiques et sociales et n'ont rien à voir avec le festival libanais », a-t-il dit.
Les FL ont par ailleurs publié un communiqué qualifiant d'« ironie du sort » de voir « des forces obscurantistes, alliées à des régimes totalitaires et théocratiques, donner des leçons de démocratie au peuple égyptien ».


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