Un communiqué en ce sens a été publié par l'ambassade à la suite de visites effectuées par l'ambassadrice, Maura Connelly, chez l'ancien président Amine Gemayel et le ministre sortant du Travail, Boutros Harb.
« La nature des rapports qu'entretiendront les États-Unis avec le nouveau gouvernement libanais sera définie à la lumière de la composition de ce gouvernement, de sa déclaration ministérielle et de son comportement », indique le communiqué.
« La communauté internationale a été très claire en disant attendre du prochain gouvernement libanais qu'il soit à la hauteur de ses engagements internationaux, ce qui comprend la mise en œuvre complète de toutes les résolutions y afférentes du Conseil de sécurité et le soutien aux engagements du Liban à l'égard du TSL », ajoute le texte.
« L'action du tribunal est essentielle pour la stabilité et la sécurité du Liban. Elle doit donc se poursuivre. Tout gouvernement alléguant d'une représentativité réelle pour tout le Liban prendra conscience de l'impossibilité d'abandonner les efforts du TSL pour mettre un terme à l'ère de l'impunité » dans ce pays, souligne l'ambassade.
Pour sa part, M. Gemayel avait fait état, à la suite de son entretien avec Mme Connelly, de « l'ampleur de la peur, à l'intérieur comme à l'extérieur, pour l'avenir du Liban, pour son système économique et pour ses engagements internationaux, tant au sujet du TSL que pour ce qui est de toutes les autres résolutions internationales ».
« Tous ceux avec qui nous nous sommes concertés ces derniers temps ont exprimé plus ou moins des craintes pour l'avenir des institutions. Ils ne parlent pas de coup d'État, mais il y a des avertissements, des mises en garde contre ce qui pourrait se passer en cas de formation d'un gouvernement monochrome », a-t-il ajouté.
« Dès le début, nous avions dit que nous tendons la main et qu'il y a des coutumes que nous avons adoptées et qui ont préservé le Liban, son unité et sa stabilité. Pourquoi veut-on aujourd'hui se retourner contre ces coutumes, notamment la démocratie consensuelle et la participation de toutes les parties ? » s'est interrogé M. Gemayel.
« Il est notoire qu'un cabinet monochrome serait sous l'influence du Hezbollah et qu'il adopterait le programme de ce dernier. Cela constituerait une rupture avec les coutumes du Liban et avec un certain nombre de ses engagements. Nous irions alors vers l'inconnu. Mais il est toujours temps de rectifier le cours des choses », a encore dit l'ancien président.


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