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Nos lecteurs ont la parole

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La vérité


On entend ces derniers jours l'argument fallacieux selon lequel Michel Aoun était l'homme le plus représentatif des chrétiens suite aux élections de 2005 et pourtant la présidence de la République, premier poste chretien, lui a été refusée.
Il est utile de rappeler que 36 députés chrétiens sur 64 élus en 2005 ne voulaient pas de Aoun comme président. Quinze députés sur 15 au Liban-Nord, 10 sur 10 à Beyrouth, 6 sur 6 à Baabda/Aley, 4 sur 4 au Chouf et Samy Gemayel. Seuls 18 députés chrétiens du bloc Aoun le soutenaient pour la présidence. Saad Hariri, par contre, jouit du soutien de 24 députés sunnites sur 26. Entre les deux arguments il n'y a pas photo.

Jihad MOURACADEH

Une leçon à retenir

 

Monsieur le Premier ministre sortant,
Je m'adresse à vous au niveau de votre poste pas en votre nom personnel. Vous êtes un sunnite et parmi les plus forts mais le poste n'est pas un droit acquis. Il faut le mériter comme tout poste, et cela à chaque seconde.
Vous avez mon appui car je suis de celles et ceux qui ont fait le 14 Mars et qui gardent dans la tête et dans le cœur les principes pour lesquels le peuple est descendu pendant des jours et des jours place de la Liberté. Mais permettez à une simple citoyenne, profane en politique, de vous communiquer ses idées.
Certaines choses ont changé au fil des jours. Vos conseillers auraient dû flairer le changement et vous conseiller de prendre langue avec le président Mikati et faire en sorte que sa nomination vienne de vous et pas de la banlieue sud. C'est vous qui avez permis que l'opposition devienne forte. Vous auriez dû leur couper l'herbe sous les pieds et vous ne l'avez pas fait.
Vous avez peu d'expérience dans la politique, et le blâme en retombe totalement sur vos conseillers qui devraient être plus expérimentés , plus sages et surtout au courant de ce qui se passe dans le monde politique (intérieur et extérieur), enfin et surtout flairer et prévoir le « non prévu ».
Tout le monde vous a laissé tomber et j'espère que cela vous servira de leçon, car les nations n'ont qu'un seul Dieu : leur intérêts. Que cela soit votre leitmotiv.

Elsie EL-KHOURY

Le changement


Signe de révolution ou prélude à l'érosion du gouvernement, la violence qui a traversé jusqu'à maintenant la Tunisie puis l'Égypte est à la fois frappante et riche en enseignements. D'une part, en plus de confirmer l'existence d'un problème, elle en a caractérisé l'ampleur. D'autre part, elle montre que le peuple, désespéré, est prêt à enfreindre la loi pour faire chuter le pouvoir. Il est vrai que certains instigateurs provoquent délibérément des incidents. Seulement, en s'y investissant autant, le message du peuple est clair : le changement à tout prix. Avec une telle opportunité entre les mains, il reste au peuple à prendre beaucoup de recul afin d'opter pour un changement sûr, celui qui lui permettra d'avancer.

Sybille BADRUDDIN

Si Dieu n'existait pas...


Si Dieu n'existait pas, on serait bien embêté pour expliquer qu'on s'est entre-tué en son nom en essayant de convaincre l'autre à coup de fusil que la meilleure manière de L'adorer était la nôtre.
Si Dieu n'existait pas, on serait bien embêté pour expliquer qu'on a construit un système confessionnel pour se partager un pouvoir terrestre entre les adeptes des différentes manières de L'adorer.
Si Dieu n'existait pas, on serait bien embêté pour expliquer qu'on Lui a créé des partis et des partisans, des guerres et des victoires, des généraux et des martyrs, des députés et des ministres ...
Si Dieu n'existait pas, on serait bien embêté pour expliquer qu'on a dépensé tant d'argent à construire des lieux de culte au lieu de construire des abris aux plus défavorisés.
Si Dieu n'existait pas, on serait bien embêté pour expliquer qu'on a dépensé tant d'argent à habiller et nourrir ses représentants et ses intermédiaires sur terre au lieu de le faire pour les démunis.
En résumé, si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer pour ne pas être embêté. Mais à mon avis, si Dieu existe, on va être aussi embêté quand il va falloir Lui expliquer ce qu'on a fait en Son nom.

Habib LETAYF

Le dégoût


En scrutant le paysage politique au Liban, on est frappé par la nuisance que cause la classe politique à l'intégrité du pays. Un gouffre sépare le peuple de ses politiciens. À chacun ses soucis et ses aspirations. Ils sont incompatibles. Ces politiciens ont pris le pays en otage et l'ont usurpé. On n'éprouve à leur égard que du dégoût.
Chez nous, la politique est au service du peuple et non l'inverse ! Malheureusement, on ne voit pas le bout du tunnel.
Le Liban est certes un pays martyr à tout jamais.

Dr Walid HAYEK

La vérité

On entend ces derniers jours l'argument fallacieux selon lequel Michel Aoun était l'homme le plus représentatif des chrétiens suite aux élections de 2005 et pourtant la présidence de la République, premier poste chretien, lui a été refusée.Il est utile de rappeler que 36 députés chrétiens sur 64 élus en 2005 ne voulaient pas de Aoun comme président. Quinze députés sur 15 au Liban-Nord, 10 sur 10 à Beyrouth, 6 sur 6 à Baabda/Aley, 4 sur 4 au Chouf et Samy Gemayel. Seuls 18 députés chrétiens du bloc Aoun le soutenaient pour la présidence. Saad Hariri, par contre, jouit du soutien de 24 députés sunnites sur 26. Entre les deux arguments il n'y a pas photo.Jihad MOURACADEHUne leçon à retenir
 
Monsieur le Premier ministre sortant,Je m'adresse à vous au niveau de votre poste pas en votre nom personnel....
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