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Liban - Courant Du Futur

Bahia Hariri : Une politique isolationniste ne peut bâtir une patrie

Dans un discours prononcé à la mosquée Mohammad al-Amine, la députée Bahia Hariri a marqué la date anniversaire de l'assassinat de son frère et ancien Premier ministre Rafic Hariri par un ton apaisant mais ferme, appelant à la retenue et à la patience, « car personne ne peut passer outre le résultat des urnes ».

De très nombreuses délégations populaires se sont succédé au domicile de Bahia Hariri à Majdelyoun, où elle continuera de recevoir les hommages à la mémoire de Rafic Hariri jusqu’au 14 février. Photo Ibrahim Tawil

Pour la députée Bahia Hariri - qui a prononcé hier un discours à l'occasion de la date anniversaire de l'assassinat de son frère, l'ancien Premier ministre Rafic Hariri -, « la présidence du Conseil n'est la propriété de personne, elle n'est pas héréditaire et ne peut que refléter la volonté des citoyens ».
« Nous avons tenté de ne pas permettre à ce crime de nous entraîner vers la haine. Nous, au sein du 14 Mars, nous avons tenu un discours qui a réellement reflété notre nature profonde. Notre discours a été une leçon de patriotisme et de paix civile. Nous avons préservé le Liban avec notre cœur, nous sommes restés rattachés à notre arabité qui n'est autre que notre identité naturelle et historique », a indiqué la députée.
« Les années ont été difficiles et les obstacles nombreux. Mais nous avons toujours trouvé des moyens qui nous ont permis de les dépasser et de recréer la solidarité et le partenariat national. Les Libanais ont voté avec détermination en 2005 et 2009, dans le respect de la démocratie et en toute responsabilité (...) À chaque fois, nous avons respecté le résultat du scrutin et fait primer l'intérêt national et le partenariat parce que nous ne pensons pas qu'une politique isolationniste est susceptible de bâtir une patrie. Ce type de politique ne mène nulle part, pour ne pas dire qu'il mène à l'effondrement du pays », a expliqué Mme Hariri qui a ajouté qu'il convient de « respecter le mandat donné par les électeurs » aux responsables. Elle a d'autre part appelé tous les Libanais qui se sentent « lésés, isolés ou mis à l'écart, à prendre patience car aucune force ne peut ignorer les bulletins de vote ». « Il n'y a qu'à travailler » et laisser aux responsables le soin de gérer correctement la situation, « parce que nous avons payé cher le prix de cette paix civile et de cette authentique démocratie ».
La députée a d'autre part ajouté qu'elle a décidé de s'adresser « à tout le monde pour que tout le monde sache ce que Rafic Hariri a donné durant sa vie à ses parents, son pays et ses ennemis (...) Le sang de Rafic Hariri n'est pas un pont vers le pouvoir ou une fonction parce que ce sang est la propriété des jeunes qui se sont révoltés contre ce crime, contre l'oppression et le mépris (...) et qui ont voulu préserver la paix et la stabilité au Liban ». Et de marteler : « Le martyre de Rafic Hariri ne servira que de passerelle vers une vie meilleure, un État juste capable de rassembler tous ses citoyens, l'État des institutions. »
Après avoir renouvelé sa confiance dans le président de la République, elle a fait part de sa conviction que Michel Sleiman ne permettra pas « l'effondrement de l'union nationale ni un déséquilibre national ».
Bahia Hariri en a également appelé, depuis la mosquée al-Amine, au patriarche maronite le cardinal Nasrallah Sfeir pour qu'il célèbre une messe dimanche prochain pour la paix au Liban. Elle a également demandé aux citoyens de réciter la prière des absents vendredi prochain en mémoire de Rafic Hariri.

Un gouvernement de « parti unique »
Se prononçant hier sur les tractations en cours pour mettre sur pied un nouveau gouvernement, l'ancien député Moustapha Allouche a affirmé que deux choix s'offrent au Premier ministre désigné Nagib Mikati : soit un gouvernement neutre, soit un gouvernement uniforme.
M. Allouche a expliqué que le Courant du futur avait « facilité la tâche de M. Mikati en lui envoyant un message clair ». « En tant que 14 Mars, nous avons des ressources et nous n'aurons pas recours au vandalisme », a-t-il noté avant de rappeler que « même après le putsch, le 14 Mars dispose encore de 60 députés au Parlement, ce qui représente plus de la moitié des députés et plus de la moitié du peuple libanais ».
Moins optimiste, le député Atef Majdalani a confié que le prochain gouvernement sera celui du « parti unique ». « Ce sera le gouvernement du Hezbollah, point à la ligne », a-t-il souligné avant de rappeler la confiance du 14 Mars dans le président de la République Michel Sleiman. Ce dernier, a-t-il rappelé, est le « garant de la Constitution et de l'unité nationale ».
De son côté, le député Mohammad Hajjar a précisé que la participation du 14 Mars au nouveau gouvernement sera conditionnée par la réponse que le rassemblement recevra aux questions qu'il a posées au Premier ministre désigné, Nagib Mikati. Il a aussi rappelé que le Premier ministre sortant Saad Hariri est le plus « politiquement représentatif » pour la communauté sunnite, « mais les armes ont été utilisés pour changer la majorité parlementaire et désigner » un nouveau Premier ministre, « notamment par le biais des pressions exercées sur le député Walid Joumblatt et deux autres députés ».
Abordant d'autre part la relation qui prévaut entre le Courant du futur et Walid Joumblatt, M. Hajjar a affirmé que celle-ci était « froide » mais qu'elle n'a pas encore atteint « le stade de la rupture ».
De son côté, le mufti du Mont-Liban Mohammad Jouzou a estimé que le député Michel Aoun n'a pas respecté les leaders de la communauté sunnite et qu'il a « dépassé toutes les lignes rouges ».
Pour la députée Bahia Hariri - qui a prononcé hier un discours à l'occasion de la date anniversaire de l'assassinat de son frère, l'ancien Premier ministre Rafic Hariri -, « la présidence du Conseil n'est la propriété de personne, elle n'est pas héréditaire et ne peut que refléter la volonté des citoyens ».« Nous avons tenté de ne pas permettre à ce crime de nous entraîner vers la haine. Nous, au sein du 14 Mars, nous avons tenu un discours qui a réellement reflété notre nature profonde. Notre discours a été une leçon de patriotisme et de paix civile. Nous avons préservé le Liban avec notre cœur, nous sommes restés rattachés à notre arabité qui n'est autre que notre identité naturelle et historique », a indiqué la députée.« Les années ont été difficiles et les obstacles nombreux. Mais nous...
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