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Clinton : Risque de "chaos" et de "tempête" au Moyen-Orient

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a prévenu samedi que la marche vers la démocratie au Moyen-Orient, qu'elle a soutenue, présentait néanmoins des "risques de chaos", jugeant que la conjoncture y était "parfaite" pour une "tempête".

"Sans progrès vers des systèmes ouverts et responsables, le fossé entre les peuples et leurs gouvernements va s'accroître et l'instabilité s'aggraver", a dit Clinton lors de la 47e Conférence sur la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne)./

"Sans progrès vers des systèmes ouverts et responsables, le fossé entre les peuples et leurs gouvernements va s'accroître et l'instabilité s'aggraver", a-t-elle dit lors de la 47e Conférence sur la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne).
"À travers la région" du Moyen-Orient, "il doit y avoir un progrès évident et réel vers des systèmes transparents, honnêtes, et responsables", a-t-elle plaidé.
"À l'heure actuelle, dans certains pays cette transition avance rapidement, dans d'autres cela prendra plus de temps", a-t-elle ajouté dans une allusion transparente aux contextes différents de la contestation en Tunisie, qui a chassé le président Ben Ali, et en Égypte, où le président Hosni Moubarak refuse de partir tout de suite.
"Bien sûr, il y a des risques, des risques occasionnés par cette transition vers la démocratie", a observé la secrétaire d'État américaine.
"Cela peut engendrer le chaos, et une instabilité à court terme, voire pire, et, nous avons observé cela dans le passé, la transition peut amener une régression vers un autre régime aussi autoritaire", que celui que les citoyens d'un pays ont voulu abattre, a encore souligné Mme Clinton.
Au Moyen-Orient, la conjoncture est "parfaite" pour une "tempête", a-t-elle estimé, marquant ainsi l'importance des enjeux.

Elle a tenu à saluer la "retenue" qu'ont montrée, selon elle, les autorités égyptiennes "lors des grandes mais pacifiques manifestations d'hier", vendredi, jour de prière.
Il serait en effet "incomparablement plus difficile" pour tout gouvernement de prendre des décisions déjà délicates, si le dit "gouvernement et les forces de sécurité ne montrent pas de la retenue", a-t-elle souligné.
"La transition ne peut fonctionner que si elle est délibérée, concertée et transparente", a-t-elle ajouté.
En particulier pour ce qui concerne l'Égypte, "il est important de soutenir le processus de transition annoncé par le gouvernement égyptien", et que l'application de ce processus "convainque les personnes engagées" dans le mouvement de contestation "qu'il permettra la tenue dans l'ordre des élections prévues en septembre".
Selon elle, le président Hosni Moubarak a "transmis à son gouvernement un message clair afin de conduire et soutenir ce processus de transition".
Mais si "les principes sont clairs, les détails pratiques constituent un défi", a-t-elle reconnu.
Aussi, "espérons nous que les choses avancent d'une manière aussi ordonnée et rapide que possible étant donné les circonstances", a-t-elle conclu.

"Sans progrès vers des systèmes ouverts et responsables, le fossé entre les peuples et leurs gouvernements va s'accroître et l'instabilité s'aggraver", a-t-elle dit lors de la 47e Conférence sur la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne)."À travers la région" du Moyen-Orient, "il doit y avoir un progrès évident et réel vers des systèmes transparents, honnêtes, et responsables", a-t-elle plaidé."À l'heure actuelle, dans certains pays cette transition avance rapidement, dans d'autres cela prendra plus de temps", a-t-elle ajouté dans une allusion transparente aux contextes différents de la contestation en Tunisie, qui a chassé le président Ben Ali, et en Égypte, où le président Hosni Moubarak refuse de partir tout de suite."Bien sûr, il y a des risques, des risques occasionnés par cette transition vers la...