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Liban - Solidarité

Islamistes et militants de gauche manifestent au Liban contre Moubarak

Plusieurs centaines de partisans de groupes islamistes et de militants de gauche ont manifesté hier à Beyrouth et au Liban-Nord en signe de soutien au mouvement de contestation en Égypte et contre le « tyran Hosni Moubarak ».

Les manifestants hier devant l’ambassade d’Égypte. Photo Sami Ayad

À Tripoli, quelque 300 partisans du « Hezb el-Tahrir » (Parti de la libération islamique) ont organisé une marche depuis la grande mosquée el-Mansouri vers le centre-ville. Ce parti, actif dans plusieurs pays arabes et d'Asie centrale, a pour objectif de restaurer le califat, c'est-à-dire de placer sous le règne d'un seul État islamique toutes les nations musulmanes.
Portant des drapeaux noirs flanqués du témoignage de foi musulman « Il n'y a de dieu que Dieu » et des pancartes où l'on pouvait lire « La oumma (nation islamique) décide de mettre fin au régime des tyrans », les manifestants ont scandé « Armées musulmanes, venez en aide à l'islam ».
De même, la Jamaa islamiya a organisé une marche sur la place de la mosquée, à Tripoli, tandis que le Front du travail islamique a organisé une rencontre au palais municipal Rachid Karamé.
À Beyrouth, quelque 400 membres de la Jamaa islamiya se sont rassemblés devant l'ambassade d'Égypte, portant des photos de réunions entre le président Moubarak et l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert sur lesquelles est écrit : « Tel-Aviv t'appelle » ou encore « Parlez-lui en hébreu, il ne comprend pas l'arabe ». « Quelques heures seulement avant le départ de l'oppresseur », scandaient-ils.
Dans l'après-midi, des groupes de gauche se sont également rassemblés devant l'ambassade d'Égypte. Des jeunes ont tenté d'enlever les barbelés autour de l'édifice, avant que les forces de sécurité ne les repoussent.
À Baalbeck, le Fateh intifada a organisé un sit-in de soutien aux peuples égyptien et tunisien, en présence du député Kamel Rifaï et du président de la municipalité de Baalbeck, Hachem Othman.

Réactions
Le chef du PSP, le député Walid Joumblatt, a invité l'Internationale socialiste à « soutenir la révolution pacifique du peuple égyptien, qui demande la liberté, la démocratie et le changement de régime ». Il a déploré les victimes civiles, insistant sur la nécessité de « soutenir les demandes légitimes du peuple ». De son côté, le PSP a lancé un appel aux manifestants devant l'ambassade du Caire, les invitant à manifester pacifiquement et de manière responsable. « Le personnel de l'ambassade d'Égypte au Liban, diplomates et employés, n'a rien à voir avec la politique des autorités égyptiennes », a indiqué le communiqué.
Pour sa part, le Regroupement de la jeunesse nationale démocratique a annoncé sa participation quotidienne aux manifestations devant l'ambassade du Caire à Beyrouth, « jusqu'à la chute du régime ». Il a dénoncé « les agressions contre les manifestants à Beyrouth » et invité le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, à « mener une enquête pour sanctionner les coupables ».
Par ailleurs, la Ligue populaire de Tarik Jdidé et l'association de jeunes al-Hoda organisent aujourd'hui, samedi, « une campagne symbolique de don du sang, pour les blessés de la révolution populaire en Égypte ». La campagne se déroulera entre 11 et 13 heures au siège de la Ligue à Tarik Jdidé, derrière la faculté de génie de l'Université arabe de Beyrouth.
À Tripoli, quelque 300 partisans du « Hezb el-Tahrir » (Parti de la libération islamique) ont organisé une marche depuis la grande mosquée el-Mansouri vers le centre-ville. Ce parti, actif dans plusieurs pays arabes et d'Asie centrale, a pour objectif de restaurer le califat, c'est-à-dire de placer sous le règne d'un seul État islamique toutes les nations musulmanes. Portant des drapeaux noirs flanqués du témoignage de foi musulman « Il n'y a de dieu que Dieu » et des pancartes où l'on pouvait lire « La oumma (nation islamique) décide de mettre fin au régime des tyrans », les manifestants ont scandé « Armées musulmanes, venez en aide à l'islam ». De même, la Jamaa islamiya a organisé une marche sur la place de la mosquée, à Tripoli, tandis que le Front du travail islamique a organisé une rencontre au...
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