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Liban - Cpl

Nabil Nicolas : Les portefeuilles que nous détenons actuellement resteront avec nous

Les membres du Bloc du changement et de la réforme ont multiplié hier les déclarations au sujet du prochain gouvernement, assurant qu'ils gardent les mêmes portefeuilles, laissant entendre que c'en est fini du « tiers de garantie »...
En pleines tractations sur la distribution des portefeuilles ministériels, le député Nabil Nicolas, membre du Bloc du changement et de la réforme, a affirmé hier que son bloc devrait conserver les portefeuilles qu'il avait au sein du gouvernement sortant car, selon lui, il y a insufflé un esprit nouveau qui doit se poursuivre. Nicolas a précisé qu'il ne s'agit pas d'accumuler des fonctions, mais de « travailler dans l'intérêt du peuple et des institutions de l'État ». Il a ajouté qu'il n'existe aucun conflit personnel entre son bloc et le procureur Saïd Mirza ou le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, ou encore le chef du département des renseignements aux FSI Wissam Hassan. « Simplement, ces personnes ont commis des fautes et elles doivent rendre des comptes au sujet de leurs actes », a affirmé Nicolas qui a catégoriquement démenti les accusations portées contre son camp, soupçonné de vouloir s'emparer du pouvoir, excluant les autres composantes du pays. Il a rappelé qu'en 2005, c'est le 14 Mars qui a mené une véritable guerre d'élimination contre le général Aoun, allant même jusqu'à s'allier avec le Hezbollah et Amal pour mieux l'isoler. Il s'est demandé si toutes ces accusations ne sont pas destinées à dissimuler le fait que le 14 Mars a pris l'habitude de prendre seul les décisions au sein du gouvernement et qu'il ne tolère pas d'avoir perdu cette possibilité.
De son côté, le ministre Fadi Abboud a expliqué que ce qui compte, c'est que l'autre camp soit décidé à changer de style et de méthode de gouvernement, sinon on reviendra à la situation de paralysie qui prévalait avec l'ancien gouvernement. Interrogé sur les parts réservées au chef de l'État, le ministre Abboud a déclaré que le président n'est pas une partie pour avoir des parts précises. « Tous les portefeuilles sont les siens ainsi que les ministres qui en ont la charge », a-t-il déclaré. Abboud a encore estimé qu'il est bon que le Premier ministre désigné envoie un émissaire au patriarche Sfeir pour le mettre au courant des derniers contacts, ajoutant que M. Mikati respecte le protocole à la lettre. Interrogé sur la possibilité pour le Premier ministre Mikati de renoncer à former le gouvernement, ouvrant la voie à un retour du 14 Mars à ce poste, Fadi Abboud a estimé qu'un tel scénario avait peu de chances de se réaliser et que de toute façon, selon lui, si cela devait arriver, le 14 Mars serait affaibli et le gouvernement aussi.
De son côté, le député Sélim Salhab, membre du bloc aouniste, a estimé que le principe du « tiers de garantie » fait désormais partie du passé. Tout en mettant l'accent sur la gravité de la situation qui exige un haut degré de solidarité interne, Sélim Salhab a dénoncé les manœuvres du camp adverse visant à gagner du temps pour augmenter ses parts au sein du gouvernement. Il a révélé que des personnalités du Bloc du changement et de la réforme ont mené des contacts intensifs avec des personnalités du 14 Mars au sujet de leur participation éventuelle au gouvernement et elles ont obtenu des réponses mitigées. Toutefois, selon lui, le temps presse et c'est pourquoi le général Aoun a décidé de ne plus attendre de réponse, car il faut procéder d'urgence à la formation du gouvernement.
Salhab a précisé que le jeu démocratique a placé M. Nagib Mikati à la tête du gouvernement. Si celui-ci ne parvient pas à former un gouvernement d'union, il formera alors un gouvernement de sauvetage avec un programme précis de développement, visant à protéger le Liban des effets des développements régionaux et internationaux.
En pleines tractations sur la distribution des portefeuilles ministériels, le député Nabil Nicolas, membre du Bloc du changement et de la réforme, a affirmé hier que son bloc devrait conserver les portefeuilles qu'il avait au sein du gouvernement sortant car, selon lui, il y a insufflé un esprit nouveau qui doit se poursuivre. Nicolas a précisé qu'il ne s'agit pas d'accumuler des fonctions, mais de « travailler dans l'intérêt du peuple et des institutions de l'État ». Il a ajouté qu'il n'existe aucun conflit personnel entre son bloc et le procureur Saïd Mirza ou le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, ou encore le chef du département des renseignements aux FSI Wissam Hassan. « Simplement, ces personnes ont commis des fautes et elles doivent rendre des comptes au sujet de leurs actes », a affirmé...
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