Le Premier ministre désigné a reçu hier l’appui de Amman, que lui a transmis l’ambassadeur de Jordanie. Photo Dalati et Nohra
Le chef des Kataëb a souligné aussi que sa démarche s'inscrivait dans le cadre de la coordination avec le 14 Mars, faisant ainsi savoir qu'elle n'était pas isolée.
« Il n'est plus nécessaire de revenir en arrière et d'évoquer les circonstances qui ont conduit à la nomination du Premier ministre Nagib Mikati. Ce qui compte pour nous, c'est d'exprimer notre respect à M. Mikati. Il est comme un ami à nos yeux et absolument pas un adversaire. Notre adversaire politique est connu », a déclaré M. Gemayel à l'issue de l'entretien, au domicile du Premier ministre désigné, à Verdun.
« Nous avons entendu l'appel lancé par M. Mikati à tout le monde en vue de participer à un gouvernement rassembleur. Nous espérons sincèrement qu'il pourra traduire ce qu'il dit dans le concret et qu'il parviendra à rassembler tous les protagonistes au sein d'un cabinet en mesure de sortir le pays de l'impasse », a-t-il ajouté.
« Le Premier ministre désigné avait dit qu'il respecterait les points de vue de toutes les parties, qu'il ferait en sorte qu'aucune partie ne puisse imposer le sien propre, qu'il n'avait pas lui-même de parti pris pour l'une contre l'autre, qu'il n'est soumis à aucun cahier des charges et qu'il souhaite prendre en compte les sujets d'inquiétude de tous les Libanais », a-t-il relevé.
« Partant de ces prises de position publiques et modérées, en particulier dans les circonstances que traverse actuellement la région, nous avons décidé de donner aux appels de M. Mikati, en qui nous avons confiance, une dernière chance, que nous souhaitons traduisible dans les faits. Nous aurons ainsi donné une chance à la reprise du contact rompu entre les protagonistes, les Libanais ayant payé cher cette rupture », a souligné M. Gemayel.
« Je veux certifier que sur la base de nos principes et de nos constantes, en tête desquels vient notre attachement total au tribunal international et notre rejet des armes illégales, à quelque partie qu'elles appartiennent, et en coopération avec nos alliés avec lesquels la coordination est continue, nous avons décidé d'accomplir cette démarche. Nous espérons qu'elle conduira à la décision adéquate et conforme à l'intérêt du pays, avant que les clivages ne redeviennent aussi rigides qu'auparavant et que le pays n'entre dans un conflit ouvert, surtout au milieu de l'ébullition que connaît la région », a-t-il conclu.
M. Gemayel a eu par la suite un entretien sur la question gouvernementale avec le ministre sortant du Travail, Boutros Harb.


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