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Liban

Hommage à cinq « grands hommes de proximité » du Ftouh-Kesrouan

L'idée est simple : honorons nos grands hommes tant qu'ils sont vivants, avant que l'histoire ou la légende ne les auréole. Et cherchons-les autour de nous. N'allons pas, pour les trouver, au Mexique, en France ou au Japon. Ce sont nos « grands hommes de proximité » pour ainsi dire.
C'est sur cette trame que, pour la seconde année consécutive, l'association Mudabarat - initiatives de développement du député Farid Élias el-Khazen - a organisé l'autre soir, dans la salle Jean-Paul II de l'Université de Kaslik, sa deuxième édition d'un hommage public à cinq personnalités du Ftouh-Kesrouan.
Devant un riche parterre d'amis, de proches et d'officiels, des hommes ont donc été rendus à cinq « grands » de la région : le Dr Faouzi Adaïmi, ancien président de l'ordre des médecins, mais aussi fondateur - entre autres - d'un hôpital, d'une université et d'un centre culturel ; le Dr Fouad Chémali, ancien président de l'ordre des médecins, ardent défenseur de l'Université libanaise, fondateur de l'organisation ultranationaliste Tanzim, avant de se lancer dans la culture bio ;
Fouad el-Khazen, l'ingénieur et le travailleur acharné qui devint l'inamovible président du syndicat des entrepreneurs des travaux publics, fonction qu'il occupe depuis... 42 ans, époux de la première femme députée de l'histoire du Liban, Myrna el-Khazen ; l'abbé Élie Khalifé, ancien supérieur de l'Ordre libanais maronite, un homme qui résume à lui seul la mémoire de l'Église maronite ; et, enfin, Jean Hawa, le discret mais puissant fondateur de la chaîne agroalimentaire Hawa Chicken, qui fournit des emplois à des milliers de Libanais, et qui est et demeure président de l'association des Amis de l'école publique... eh oui !
Les hommages ont été rendus par une pléiade de brillantes personnalités : le président de l'ordre des médecins, Charaf Aboucharaf, pour le Dr Adaïmi ; l'ancien bâtonnier Michel Lyan pour Fouad Chémali ; l'ancien ambassadeur Issam Haïdar pour Fouad el-Khazen ; le P. Hadi Mahfouz, recteur de l'USEK, pour l'abbé Khalifé ; et, enfin, le vice-président de la NDU, Souheil Matar, pour Jean Hawa.
Mais c'est le talent d'orateur et le sens poétique de ce dernier qui fut le clou de la séance. De frénétiques applaudissements ponctuèrent en effet l'une de ses envolées lyriques, dans son hommage à Jean Hawa : « C'est dès son enfance que cet homme a aimé la ferme, déclara-t-il, et quel n'est pas notre ardent désir de vivre avec ces créatures à plumes, plutôt qu'avec les loups, les serpents, les requins, les scorpions et... les cafards ! Et qu'ils sont nombreux de nos jours. »

 

F. N.

L'idée est simple : honorons nos grands hommes tant qu'ils sont vivants, avant que l'histoire ou la légende ne les auréole. Et cherchons-les autour de nous. N'allons pas, pour les trouver, au Mexique, en France ou au Japon. Ce sont nos « grands hommes de proximité » pour ainsi dire.C'est sur cette trame que, pour la seconde année consécutive, l'association Mudabarat - initiatives de développement du député Farid Élias el-Khazen - a organisé l'autre soir, dans la salle Jean-Paul II de l'Université de Kaslik, sa deuxième édition d'un hommage public à cinq personnalités du Ftouh-Kesrouan.Devant un riche parterre d'amis, de proches et d'officiels, des hommes ont donc été rendus à cinq « grands » de la région : le Dr Faouzi Adaïmi, ancien président de l'ordre des médecins, mais aussi fondateur - entre autres -...
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