Gebran Bassil au cours de sa conférence de presse, hier. Photo Dalati et Nohra
Ibrahim Kanaan a d'autre part minimisé les manifestations qui ont eu lieu à travers le pays en signe de protestation à la nomination de Nagib Mikati. « Ce n'est qu'une bataille pour le pouvoir pour le Courant du futur, alors que pour nous, c'est l'occasion d'un changement, une chance qui nous permet d'ouvrir une porte en vue d'une étape nouvelle dont le Liban a grandement besoin, surtout que nous sommes dans l'impasse à plus d'un niveau », a expliqué M. Kanaan.
Il n'y a pas, selon lui, de scénario défini concernant la forme du prochain gouvernement, « mis à part la volonté affichée du Premier ministre désigné de faire participer tout le monde ».
En réponse à une question concernant une éventuelle crise économique, M. Kanaan a affirmé que « la vision économique » de son camp « se limite à une application des lois ». « Le gouvernement réuni va s'attarder sur la nécessité de traiter de nombreux dossiers », a-t-il expliqué, avant de souligner que le CPL sera efficacement représenté dans le nouveau gouvernement.
Le député Hikmat Dib a estimé de son côté que l'étape principale était la fin de la période d'accaparement du pouvoir. « Il était nécessaire de stopper ce processus de manière fluide et démocratique. » « Nous pouvons féliciter les Libanais, nous y sommes parvenus », a-t-il ajouté.
Répondant à une question concernant le Premier ministre désigné Nagib Mikati, M. Dib a estimé que ce dernier a réussi à court terme, mais que « tout dépend de l'équipe qui va naître autour de lui. Nous sommes prêts à l'aider ».
Plusieurs formes de gouvernement sont à l'étude, a-t-il de plus déclaré, « mais rien n'est encore prêt, parce que nous voulons obtenir l'avis de tous » avant de prendre une décision.
S'exprimant en soirée, le ministre sortant de l'Énergie Gebran Bassil a estimé de son côté que le danger pour le pays réside « dans une rue que nous ne sommes pas capables de contenir et qui répond à des pulsions instinctives ». M. Bassil est aussi revenu sur les déclarations qui ont qualifié Tripoli de « capitale des sunnites ». Ces propos sont une insulte pour tous les habitants du Nord « qui ne sont pas sunnites », a indiqué M. Bassil.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine