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Liban

Le calme revient, les revendications restent

Le calme est progressivement revenu dans les différentes villes et localités du pays après le mouvement de protestation organisé mardi par les partisans du Premier ministre sortant, Saad Hariri, contre les circonstances qui ont marqué la désignation de Nagib Mikati au poste de Premier ministre.
Les écoles ainsi que les commerces ont ainsi rouvert leurs portes, à Beyrouth et à Tripoli, au milieu d'un déploiement important de l'armée et de patrouilles antiémeute qui circulaient à travers les rues où la circulation était revenue à la normale.
À Tripoli, les travaux de déblaiement menés par la municipalité de la ville ont effacé les traces des violences de la veille, notamment celles laissées par le véhicule appartenant à la chaîne qatarie al-Jazira, que les protestataires furieux avaient incendié. Le président du conseil municipal de la ville, Nader Ghazal, s'est rendu sur les lieux qui avaient été envahis par les manifestants, et il a circulé dans les ruelles de la ville et dans le vieux souk pour superviser les travaux de nettoyage.
M. Ghazal a déclaré que la ville respecte tous ses fils, et elle salue « ceux qui contribuent » à sa prospérité et à son développement, souhaitant au Premier ministre désigné Nagib Mikati de « dépasser la période critique » et d'entamer son action pour mener le pays « à bon port ».

Safadi : Non à la violence, oui à l'action constructive commune
Le député Mohammad Safadi a dit « regretter » les actes de violence et de vandalisme qui ont eu lieu à Tripoli, au cours de la journée de la colère, pendant que se déroulaient les consultations parlementaires. Il a souhaité « dépasser » ces incidents pendant lesquels « des journalistes ont été agressés » et des bureaux relevant d'organisations de développement saccagés, notamment « celui de la Fondation Safadi » à Tripoli.
Le député Safadi a assuré que les Tripolitains ont à cœur l'« unité » de leur ville et la diversité de ses habitants, les invitant, ainsi que tous les Libanais, à « resserrer les rangs » et à « oublier » ce qui a eu lieu.
Il a enfin remercié tous ceux qui se sont solidarisés avec lui, et avec les Tripolitains, assurant qu'il tendait la main à tous, refusant toute action violente à Tripoli.
Signalons qu'une grenade a explosé en soirée à Souayké, à Nahr Abou Ali, à Tripoli.

Rassemblements de solidarité avec Saad Hariri
Notons que des rassemblements pacifiques ont eu lieu au cours de la journée et de la soirée d'hier, en signe de solidarité avec Saad Hariri. À Ketermaya, dans Iqlim el-Kharroub, un sit-in a été organisé par le comité de coordination du Courant du futur.
De nombreux notables de la région étaient présents, et certains ont prononcé des discours saluant l'action du Premier ministre sortant, assurant que lui seul « représente les sunnites », par la volonté populaire qui l'a plébiscité.
Les personnes présentes ont insisté sur la nécessité de « préserver le pays de tout conflit interne », et elles ont exigé que « la vérité » soit faite sur l'assassinat de Rafic Hariri à travers « l'action du TSL », refusant la politique de « la terreur imposée par les armes » et toutes les autres formes d'intimidation.
Le rassemblement du 14 Mars à la place des Martyrs
Signalons enfin que pour le troisième jour consécutif, des jeunes et des partisans du 14 Mars ont organisé hier soir, à 18 heures, un rassemblement à la place des Martyrs pour demander encore une fois que l'on ne cède pas sur les revendications essentielles, notamment « le tribunal international et la justice et la vérité ». Plusieurs députés et pôles du 14 Mars ont participé à ce rassemblement appelé à devenir un rendez-vous quotidien à l'initiative de la coalition du 14 Mars.
Le calme est progressivement revenu dans les différentes villes et localités du pays après le mouvement de protestation organisé mardi par les partisans du Premier ministre sortant, Saad Hariri, contre les circonstances qui ont marqué la désignation de Nagib Mikati au poste de Premier ministre.Les écoles ainsi que les commerces ont ainsi rouvert leurs portes, à Beyrouth et à Tripoli, au milieu d'un déploiement important de l'armée et de patrouilles antiémeute qui circulaient à travers les rues où la circulation était revenue à la normale.À Tripoli, les travaux de déblaiement menés par la municipalité de la ville ont effacé les traces des violences de la veille, notamment celles laissées par le véhicule appartenant à la chaîne qatarie al-Jazira, que les protestataires furieux avaient incendié. Le président du...
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