Le président de l'ordre de la presse, Mohammad Baalbacki, a ainsi souligné que de « tels actes ne servent pas ceux qui les ont perpétrés ». « Tout peuple libre a le droit de s'exprimer librement, mais dans le cadre de la responsabilité nationale et de la préservation de la stabilité et de la sécurité du pays », a-t-il ajouté. Et de conseiller aux manifestants de suivre le conseil du Premier ministre sortant, Saad Hariri, qui a appelé à « la retenue ».
De son côté, l'Union des photographes arabes a appelé les « services de sécurité et militaires à poursuivre tous ceux qui sont impliqués dans ces attaques ».
Le conseil exécutif de la Ligue grecque-catholique a appelé à « accepter le jeu démocratique et à contester au sein des institutions et par les pratiques politiques telles que garanties par la Constitution ». Dans un communiqué, la Ligue a souligné que les « hommes politiques libanais ont des responsabilités envers leur pays et l'histoire qui nécessitent une position historique et courageuse pour préserver le Liban des dangers ». Le texte a enfin constaté que « les Libanais doivent respecter le droit des journalistes, quelle que soit l'institution à laquelle ils appartiennent, à exercer leur devoir et à se déplacer, loin des pratiques inacceptables et de toute forme de pression ou de menace ».
Le responsable politique de la Jamaa islamiya à Tripoli, Hassan Khayal, a pour sa part estimé que ces attaques « ne sont pas justifiées ».
Même son de cloche chez le mouvement Amal qui a souligné la nécessité de « préserver la liberté des journalistes ».

