« Certains, a-t-il ajouté, s'interrogent sur le point de savoir si je suis un candidat consensuel. Ma réponse est que l'entente s'exprime par les actes. Tout le monde se souvient qu'en 2005, j'avais été nommé à la tête du gouvernement dans des circonstances extrêmement difficiles. Le lendemain, la presse avait rapporté que j'avais été nommé parce que j'étais proche d'untel et d'untel, mais tout le monde a reconnu plus tard mon centrisme et mon souci d'entretenir les meilleures relations avec toutes les parties. » « Aujourd'hui, j'assure qu'au cas où je serai nommé à la tête du gouvernement, je tendrai la main à tout le monde dans l'intérêt du Liban, sans éliminer qui que ce soit et sans se venger de qui que ce soit », a promis M. Mikati, avant de s'adresser nommément au Premier ministre sortant, Saad Hariri, pour lui dire : « Nous œuvrons tous, main dans la main, dans l'intérêt du Liban, quel que soit notre poste. »
« Vous connaissez mon attachement au Liban, à l'unité du pays, à ma communauté et à mon sunnisme en particulier, ainsi qu'au dialogue, à la présidence du Conseil et aux réalisations enregistrées par la Résistance nationale », a-t-il poursuivi, avant d'indiquer que « tout sujet conflictuel peut être réglé par le dialogue ». « Par conséquent, a-t-il dit, nous essaierons d'engager un dialogue avec tout le monde, loin de toute polémique. De toute façon, nous ne répondrons à personne. Nous sommes avec tout le monde et ma réponse à tout ce qui se dit sera, si je suis nommé, à travers les actes. »
En soirée, face à l'étendue du mouvement de protestation contre sa nomination à la tête du gouvernement, notamment à Tripoli, M. Mikati a publié un communiqué dans lequel il a invité les Tripolitains à « faire preuve de sagesse et de patience ». Il a exhorté ses partisans de ne « pas se laisser entraîner sur la voie d'actes impulsifs qui pourraient porter atteinte à la stabilité dans le pays ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine