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Liban - Crise

L’Égypte appelle à protéger les droits des sunnites au Liban

La situation au Liban continue de préoccuper les capitales arabes et occidentales. L'Égypte notamment a appelé à protéger les droits des sunnites au Liban.
La Jordanie, l'Égypte et la France ont appelé samedi à préserver la stabilité du Liban. « Nous invitons tous les partis politiques au Liban à (...) préserver la sécurité, la sûreté, la stabilité, et la cohésion nationale au Liban pour protéger ce pays de toute ingérence étrangère (...) et renforcer sa souveraineté dans le cadre de la légalité internationale », a déclaré le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Jawdeh, cité par l'AFP dans une dépêche datée de Amman.
M. Jawdeh a encore souligné, lors d'une conférence de presse à Amman avec son homologue française Michèle Alliot-Marie en tournée dans la région, la nécessité « de soutenir le Liban et ses institutions constitutionnelles ».
Après un entretien à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a aussi indiqué que la Jordanie avait des « analyses très proches » de la France sur le processus de paix au Proche-Orient.
Le roi et la ministre française ont également évoqué « de nombreux sujets régionaux, notamment le Liban et l'Iran », après l'échec des discussions autour de son programme nucléaire controversé lors d'une rencontre à Istanbul, selon l'entourage de la ministre.
Mme Alliot-Marie a conclu à Amman une tournée entamée jeudi en Israël et qui l'a menée dans les territoires palestiniens puis en Égypte, pour la première fois depuis sa prise de fonctions à la fin 2010.
Auparavant, au Caire, à l'issue d'un entretien avec Mme Alliot-Marie, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit avait déclaré : « Nous avons parlé de la nécessité de respecter la légalité (au Liban) et de mettre en œuvre de façon totale les accords de Taëf. » Dans une interview à une radio locale, il a estimé que le Liban était dans une « situation dangereuse », la crise politique faisant craindre, selon lui, une résurgence des violences. « Les musulmans sunnites ont des droits au Liban qu'ils doivent protéger », a-t-il ajouté.
Ahmad Aboul Gheit a en outre estimé que les travaux du tribunal ne pouvaient être arrêtés, même si « les développements politiques au Liban pourraient réussir à le ralentir ».
Mme Alliot-Marie avait quant à elle souligné avoir « la même volonté de voir les autorités constitutionnelles libanaises pouvoir mener la reconstruction et la stabilité du pays », une position qu'elle a réaffirmée à Amman.
La France est opposée à « la prise en otage politique » du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), une institution indépendante, créée par la communauté internationale que nul ne peut paralyser, a en outre déclaré samedi la chef de la diplomatie française au quotidien jordanien al-Arab al-Yawm.
Le TSL « doit pouvoir poursuivre son travail. On ne peut opposer justice et stabilité », a affirmé Mme Alliot-Marie dans cette interview dont le texte a été diffusé à Paris par son ministère.
La crise libanaise était aussi discutée à Damas par les ministres des Affaires étrangères syrien, Walid Moallem, et iranien, Ali Akbar Salehi. « Les points de vue des deux hommes sur les sujets régionaux et internationaux étaient concordants », a indiqué l'Agence syrienne d'information SANA.
M. Salehi, arrivé dans l'après-midi dans la capitale syrienne, a rencontré ensuite le chef en exil du mouvement islamiste Hamas, Khaled Mechaal, a-t-on appris de source palestinienne, citée par l'AFP.
Le secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) et un représentant du Jihad islamique Ziad Nakhala ont également participé à la rencontre.
M. Salehi, dont le pays entretient des rapports stratégiques avec la Syrie, doit s'entretenir lundi avec le président Bachar el-Assad des « développements régionaux et internationaux, y compris au Liban ».
Dans tout ces contacts internationaux sur le pays, les États-Unis jouent la carte de la discrétion, relève notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane. Citant un diplomate européen à Beyrouth, il s'étonne de cette absence américaine en relevant que Washington s'était impliqué en force sous le mandat du président George Bush pour soutenir le Liban, notamment à la suite de la révolution du Cèdre.
De sources diplomatiques arabes à Beyrouth, on indique en revanche que les États-Unis suivent de près l'évolution de la situation dans le pays, mais à travers les canaux diplomatiques.
Selon ces sources, s'il est vrai que le président américain, Barack Obama, a chargé son homologue français de s'efforcer de calmer la situation au Liban et de contribuer à un règlement de la crise politique, en préservant son système politique actuel, il reste que cette implication américaine aurait eu plus d'impact si elle avait été directe.
La Jordanie, l'Égypte et la France ont appelé samedi à préserver la stabilité du Liban. « Nous invitons tous les partis politiques au Liban à (...) préserver la sécurité, la sûreté, la stabilité, et la cohésion nationale au Liban pour protéger ce pays de toute ingérence étrangère (...) et renforcer sa souveraineté dans le cadre de la légalité internationale », a déclaré le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Jawdeh, cité par l'AFP dans une dépêche datée de Amman.M. Jawdeh a encore souligné, lors d'une conférence de presse à Amman avec son homologue française Michèle Alliot-Marie en tournée dans la région, la nécessité « de soutenir le Liban et ses institutions constitutionnelles ».Après un entretien à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, la chef de la diplomatie...
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