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Lifestyle - Rencontre

Chucri Abboud, sérieux mais pas triste !

Il a tenu son rôle d'ambassadeur, qu'il doit quitter bientôt, avec talent, y mêlant diplomatie et représentation théâtrale. Des planches où il a fait l'acteur dans les années 60 aux ambassades qu'il a servies durant toute sa carrière, Chucri Abboud, en constante « représentation diplomatique », est un homme comblé.

De la représentation théâtrale… à la représentation diplomatique, ici avec le roi d’Espagne Juan Carlos.


Monsieur l'ambassadeur du Liban en Espagne semble tout droit sorti d'une pièce de Molière. Durant ses dernières vacances au pays, il a fait son come-back mondain, répondu présent à toutes les soirées et autres festins, chanté, mangé, pris quelques kilos et fait le bonheur de notre chroniqueuse mondaine Dita von Bliss !
Drôle, impatient, caressant le verbe avec emphase, toujours sincère et de bonne humeur, Chucri Abboud, Chico pour les intimes, et ils sont nombreux, déclare, ou plutôt déclame : « Moi, Chico Abboud, avec un c, sinon on pourrait me confondre avec une marque de produits pour bébé, personnage de la vie scénique, entré dans la diplomatie depuis plus de trente ans, j'ai su faire la différence entre le triste et le sérieux, insistant à ce que le sérieux, qui est indispensable, ne soit pas triste. » « J'ai fait du théâtre à l'école et durant mes études en droit et sciences politiques à l'USJ, précise-t-il, avec Samy Khayat et le Théâtre de 10 Heures. Les Libanais, nostalgiques de ces années d'or, ont tendance à oublier que j'ai fait l'ambassadeur ! »
Pour rappel, Chucri Abboud a été consul en Argentine, au Brésil, conseiller à l'ambassade du Liban à Moscou, chargé d'affaires près le Saint-Siège, en Colombie, au Chili et en Australie, et enfin ambassadeur en Tunisie et en Espagne. Faire l'ambassadeur, selon lui, c'est « savoir plaire, convaincre, négocier, pénétrer dans le cœur de son interlocuteur, lui plaire d'abord. Cette représentation diplomatique passe par la représentation théâtrale, poursuit-il. La diplomatie est un condensé de nomadisme, de panache, de tiraillement entre le complexe de l'importance et l'obéissance à son administration ».

Une vie rêvée
« Foncièrement international », il confie également : « J'ai toujours eu l'âme d'un touriste avec l'envie de faire le tour du monde et de vivre les différences. J'ai trouvé ma voie. »
Ce monde qu'il a parcouru durant sa longue carrière diplomatique, en savourant le bonheur de se plonger dans la spécificité de chaque pays, « de connaître la culture de tous les peuples, les langues, les musiques », s'est également invité chez lui. Une épouse brésilienne d'origine allemande, trois enfants nés, chacun, dans un continent différent, au Brésil, en Afrique du Sud et en Australie, c'est une tour de Babel revisitée, harmonieuse et qui fait le bonheur de Abboud. Alors, pour cet « onusien très pacifiste », dont le violon d'Ingres est... le violon, qui n'est pas classique « sauf pour la musique, la vraie, profonde et érudite musique classique », à l'heure de la retraite annoncée, hélas obligatoire, sa candidature au poste, à Madrid, de directeur exécutif adjoint du Conseil international de l'olive n'a étonné personne. « C'est un travail colossal de relations publiques, de contrôle de la qualité, des appellations, des fraudes et la conquête de marchés importants qui ne consomment pas encore l'huile d'olive. » En attendant la sélection qui se fera le 11 février, Chucri Abboud profite de ses derniers mois d'ambassadeur à Madrid, une ville qui lui va bien. En dépit de ses journées bien remplies, il trouve le temps de « caresser la muse, en secret et en français, naturellement. Pour l'instant, c'est pour moi seul que j'écris ».
Il a tout de même trouvé le titre de cet ouvrage à venir : « Mémoires d'un plénipotentiaire », dit-il dans un grand éclat de rire, ou encore « Psychanalyse d'un diplomate » !
Sérieux mais pas triste, il conclut : « Je suis inspiré ce matin ! »
Monsieur l'ambassadeur du Liban en Espagne semble tout droit sorti d'une pièce de Molière. Durant ses dernières vacances au pays, il a fait son come-back mondain, répondu présent à toutes les soirées et autres festins, chanté, mangé, pris quelques kilos et fait le bonheur de notre chroniqueuse mondaine Dita von Bliss !Drôle, impatient, caressant le verbe avec emphase, toujours sincère et de bonne humeur, Chucri Abboud, Chico pour les intimes, et ils sont nombreux, déclare, ou plutôt déclame : « Moi, Chico Abboud, avec un c, sinon on pourrait me confondre avec une marque de produits pour bébé, personnage de la vie scénique, entré dans la diplomatie depuis plus de trente ans, j'ai su faire la différence entre le triste et le sérieux, insistant à ce que le sérieux, qui est indispensable, ne soit pas triste. »...
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