Le président Sarkozy accueillant M. Hariri sur le perron de l’Élysée. Charles Platiau/Reuters
Joignant en quelque sorte le geste à la parole, Nicolas Sarkozy a réaffirmé le soutien indéfectible de la France au Liban et aurait, durant l'entretien de trente minutes qu'il a accordé hier soir au Premier ministre sortant, Saad Hariri, défini les contours d'une initiative française qui prendrait le relais de la « défunte » initiative syro-saoudienne.
En quittant l'Élysée, à 20h pour reprendre l'avion en direction d'Ankara, Saad Hariri, contrairement à son habitude en pareille circonstance, n'a fait aucune déclaration à la presse laissant sur leur faim les nombreux journalistes qui l'attendaient dans la cour de l'Élysée. Même la publication du communiqué d'abord promis par le service de presse de l'Élysée a été remise sine die. Il n'était donc plus possible de connaître la teneur de l'entretien Sarkozy-Hariri auquel ont participé Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée et Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique du chef de l'État français.
Des informations ont cependant filtré sinon sur l'entretien lui-même du moins sur la dimension multilatérale de l'initiative française à laquelle le président Sarkozy pense associer la Syrie (mais pas la Syrie seule comme il en était question précédemment), ainsi que les USA, l'Arabie saoudite, et peut-être l'Égypte et le Qatar.
Toujours sur ce même registre, d'autres informations recueillies hier dans les cercles proches de l'Élysée ont permis de savoir que l'entretien téléphonique de mercredi entre Nicolas Sarkozy et son homologue syrien, Bachar el-Assad, ne se serait pas très bien passé. Le chef de l'État syrien a affirmé avec fermeté que la crise est désormais libanaise, qu'elle ne peut être réglée que par les Libanais eux-mêmes et qu'il faut pour l'instant les laisser faire...


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