De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a exprimé son inquiétude à l'égard de la situation « dangereuse » au Liban. Il a demandé à toutes les parties de s'abstenir de mener une action qui pourrait conduire à une confrontation. « Nous sommes inquiets, nous ne voulons pas que le Liban revienne à la case départ », a déclaré Amr Moussa. « La situation est mauvaise. Nous devons tous (Arabes, Européens et Américains) œuvrer pour parvenir à une sorte de compromis qui maintiendrait la possibilité d'avoir un gouvernement stable au Liban », a encore affirmé Moussa. Selon lui, le TSL doit être au-dessus de la politique, la justice doit suivre son cours et le Liban doit être doté d'un gouvernement. Au sujet des efforts syro-saoudiens, M. Moussa a exprimé l'espoir que les deux pays agissent pour garantir le fait que la situation ne dégénère pas en confrontation et pour que le Liban ne soit pas plongé dans le chaos.
Le ministère italien des Affaires étrangères a aussi publié un communiqué dans lequel il a exprimé « sa profonde inquiétude », invitant toutes les parties libanaises à œuvrer pour assurer « la stabilité, le développement, la paix et la démocratie dans leur pays ». La diplomatie italienne a rappelé que la souveraineté et l'indépendance sont importantes pour la communauté internationale et en particulier pour les pays, qui comme l'Italie, ont un contingent au sein de la Finul, qui travaille pour la paix et la sécurité. Elle a encore rappelé l'importance du TSL, qui est né d'une résolution du Conseil de sécurité, « qui vise à en finir avec la politique de l'impunité, de manière à renforcer la stabilité du Liban ». Le ministère a par conséquent appelé le Liban à une coopération totale avec le TSL. Par ailleurs, le nouvel ambassadeur d'Italie, Giuseppe Morabito, s'est rendu hier chez cheikh Abdel Amir Kabalan et a souhaité que les Libanais résolvent leurs problèmes loin de toute intervention étrangère.
Dans le même sillage, le chef de la diplomatie allemande a publié un communiqué dans lequel il a exprimé son inquiétude face à la crise gouvernementale au Liban. Il a demandé aux parties politiques libanaises de se comporter avec un grand sens des responsabilités.
Même son de cloche chez le ministre jordanien des AE qui a affirmé que son pays suit de près les développements au Liban et souhaite que les « différentes parties fassent preuve de calme et de sens des responsabilités », en cherchant des solutions constitutionnelles à leurs problèmes.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères s'est aussi exprimé sur la crise gouvernementale, assurant qu'il entreprendra des contacts avec ses homologues arabes et occidentaux pour obtenir un appui total au Liban et à sa stabilité, tout en rappelant que la responsabilité principale de cette stabilité relève toutefois des Libanais eux-mêmes. Le ministre a assuré que l'Égypte continue d'appuyer les efforts déployés par Saad Hariri pour servir les intérêts du Liban, en préservant les institutions étatiques et constitutionnelles. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Houssam Zaki, a déclaré de son côté que le ministre Aboul-Ghaith est entré en contact téléphonique avec Saad Hariri et rendu hommage à ses positions sages, visant à épargner de nouvelles crises au Liban.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine