Rechercher
Rechercher

Liban

Geagea : Personne au Sérail, à part Saad Hariri...

« Toute personne qui ne veut pas de Saad Hariri au Sérail œuvrerait en faveur de la discorde. »
Samir Geagea a mis les points sur les « i » hier au cours d'un point de presse tenu avant la démission des ministres du 8 Mars et celle de Adnane Sayyed Hussein, insistant sur le fait que « rien, absolument rien ne peut être obtenu sous la pression. Cela doit être très clair pour l'autre camp : ils n'iront nulle part », a-t-il dit, rappelant une énième fois que les consultations parlementaires à venir désigneraient de facto Saad Hariri.
« Il sera important alors de former un gouvernement qui puisse travailler, pas quelque chose qui ressemble » au cabinet sortant, a insisté le chef des Forces libanaises, relevant qu'il reste tout de même « un minimum d'État, incarné par le président de la République et le Premier ministre, et qui ne veut pas s'amuser avec la stabilité et la sécurité » du pays.
Samir Geagea a été encore plus clair en affirmant qu'il n'y aura pas et qu'il ne peut y avoir un Doha II. « Personne, non plus, ne pourrait profiter politiquement de la moindre pression », a-t-il répété : « S'ils veulent l'escalade, qu'ils y aillent seuls. Cette fois, l'État se défendra. » Le leader chrétien a d'ailleurs dénoncé les prérogatives que s'octroie le camp du 8 Mars et « qui dépassent celles du président de la République et celles du Premier ministre », souhaitant au passage que les choses « restent limitées au seul cadre politique. N'essayez pas d'utiliser la pression sous toute autre forme parce que cela vous embourbera de plus en plus », a-t-il ajouté à l'adresse des pôles du 8 Mars.
« La démission fait partie de leurs droits démocratiques, même si nous ne la regretterons pas, non parce que nous ne voulons pas d'eux au sein du gouvernement, mais parce qu'il faut prendre conscience de ce qui s'est passé à ce niveau de l'Exécutif au cours des cinq derniers mois », a expliqué le chef des FL, s'étonnant de voir des ministres manifester contre le gouvernement dont ils font partie...

L'hommage à Berry
« Est-il vraiment nécessaire de paralyser le quotidien des gens à chaque fois que nous nous opposons politiquement ? » s'est-il interrogé, demandant à Michel Aoun si la majorité de la base du CPL est contre l'acte d'accusation. « Est-ce que ceux qui l'ont élu en 2005 et en 2009 ont voté pour lui sur la base d'une future démission des ministres du CPL ? Et pourquoi ? Pour cette affaire dite des faux témoins ! » a encore déploré Samir Geagea.
Quoi qu'il en soit, et en réponse à la question d'un journaliste, le chef des FL a salué tout dialogue libano-libanais qui ne serait pas basé sur des pressions qu'exercerait un camp sur l'autre, rendant hommage à la position du président de la Chambre Nabih Berry, qui a souhaité que « toute mesure à venir », en l'occurrence de celles qu'entreprendrait le 8 Mars, « reste confinée dans les limites démocratiques ». Pour Samir Geagea, Nabih Berry est « cette petite flamme perdue dans un océan d'obscurité qui enveloppe le Liban »...
Un hommage a été également rendu au chef de l'État Michel Sleiman, un homme « de la Constitution et des institutions qui a constamment œuvré pour rapprocher les deux camps et qui garde en tête ses lignes rouges ».
« Toute personne qui ne veut pas de Saad Hariri au Sérail œuvrerait en faveur de la discorde. »Samir Geagea a mis les points sur les « i » hier au cours d'un point de presse tenu avant la démission des ministres du 8 Mars et celle de Adnane Sayyed Hussein, insistant sur le fait que « rien, absolument rien ne peut être obtenu sous la pression. Cela doit être très clair pour l'autre camp : ils n'iront nulle part », a-t-il dit, rappelant une énième fois que les consultations parlementaires à venir désigneraient de facto Saad Hariri.« Il sera important alors de former un gouvernement qui puisse travailler, pas quelque chose qui ressemble » au cabinet sortant, a insisté le chef des Forces libanaises, relevant qu'il reste tout de même « un minimum d'État, incarné par le président de la République et le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut