Dans sa déclaration à la presse, le chef du CPL a affirmé que le camp du Premier ministre n'a pas coopéré avec les efforts déployés en vue de parvenir à un accord. « Ce qui nous a placés face à une impasse sur le plan de l'initiative syro-saoudienne. Mais nous, en tant que Libanais, nous ne baisserons pas les bras. Une délégation de l'opposition menée par le chef des Marada Sleimane Frangié et composée du ministre Gebran Bassil et des adjoints politiques du secrétaire général du Hezbollah Hussein Khalil et du président de la Chambre Ali Hassan Khalil s'est rendue au palais de Baabda pour proposer des issues au président Michel Sleiman. Selon Aoun, l'opposition réclame une réunion extraordinaire du Conseil des ministres avec pour ordre du jour unique : les moyens de sortir de la crise actuelle et de faire face au tribunal. Il a précisé que les Libanais seront informés de l'issue de ces contacts.
Le général Aoun a encore déclaré qu'il a gardé le silence au sujet de l'initiative syro-saoudienne ces derniers temps, pour ne pas être accusé de favoriser son échec. Il a précisé que l'opposition a donné pleinement le temps à l'initiative arabe, mais, selon lui, le camp adverse a voulu gagner du temps. Aoun a encore déclaré que l'opposition a des idées qu'elle souhaite soumettre à la discussion dans le cadre d'une réunion du Conseil des ministres. « Nous avons le devoir de lancer une initiative. L'autre camp est libre de coopérer avec elle ou non. Mais notre position est positive et nous appelons à une solution libano-libanaise », a déclaré le général Aoun. Il a ajouté qu'il n'appelle pas les Libanais à l'optimisme ou au pessimisme, appelant à trouver une solution libanaise, car, a-t-il dit, « de toute façon, l'échec ne sera ni saoudien, ni syrien, ni américain, mais bien libanais, tout comme la réussite ». Michel Aoun a rappelé que même ceux qui cherchaient une issue à la crise avaient toujours invité les Libanais à assumer leurs responsabilités. Il a encore déclaré que l'annonce de la fin de l'initiative syro-saoudienne n'est pas un vœu personnel, mais une réalité qui a été communiquée officiellement aux responsables. « Le Hezbollah et Amal nous en ont fait part. Personnellement, j'aurais souhaité que la solution soit trouvée... »


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