Il a eu un entretien téléphonique avec le chef de l'État, Michel Sleiman, mais doit poursuivre ses concertations avec lui à son retour à Beyrouth. Cela laisse supposer qu'aucune décision n'a été prise concernant une réunion du Conseil des ministres. La date précise de son arrivée n'est pas connue, mais on sait qu'il doit être au Liban jeudi pour accueillir le prince Albert II de Monaco.
Dans ses déclarations à la presse dans la capitale fédérale, le chef du gouvernement a remercié aussi bien le roi Abdallah d'Arabie que le président syrien, Bachar el-Assad, « pour les efforts qu'ils ont fournis afin de consacrer la stabilité au Liban ». « En dépit des développements récents, nous n'épargnerons aucun effort pour parvenir à des solutions garantissant la stabilité et le calme et préservant l'unité nationale qui représente pour les Libanais la seule garantie pouvant leur permettre de faire face aux défis qui se posent », a-t-il dit.
M. Hariri a indiqué que lorsqu'il a fait sa déclaration au quotidien al-Hayat, avant de venir à New York, il aspirait à une mise en vigueur des principes confirmés grâce à l'initiative syro-saoudienne et à ce qu'« une volonté commune de consentir des sacrifices en faveur du Liban et de l'État se dégage auprès de toutes les parties ». « Nous restons attachés à cette volonté et nous comptons toujours sur nos frères et amis pour aider le pays à traverser cette phase difficile, tout comme nous comptons pour cela aussi sur la sagesse des Libanais et de leurs dirigeants », a-t-il dit, en mettant en garde contre « le recours à des réactions ».
Selon le Premier ministre, « cette phase commande le maximum de sagesse et de sens des responsabilités, car c'est Israël qui profite le plus des divisions interlibanaises ». « Il est de notre devoir, a-t-il observé, de barrer la voie à tous les ennemis du Liban et de rester attachés au dialogue et à l'unité nationale pour régler tous les problèmes. »


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