Stabilité et justice
Deux éléments importants sont « la stabilité du pays » et « la poursuite du processus amorcé par le tribunal », a ajouté M. Hajjar, qui a aussi appelé le 8 Mars à « prendre des mesures qui contribuent à la consolidation de la stabilité » interne.
Le député Élie Marouni est allé plus loin en affirmant que « les armes du Hezbollah ne seront pas absentes du compromis car elles sont au cœur du problème ». Mais la solution n'est pas encore « assez mûre » parce qu'une réponse de l'opposition est attendue, a-t-il ajouté. Le temps venu, le 14 Mars prendra une position unifiée, a aussi déclaré M. Marouni.
Allant dans le même sens, le député Antoine Zahra a prévenu qu'aucune mesure ne sera prise par le Premier ministre Saad Hariri avant d'en référer à ses alliés.
Revenant à l'initiative syro-saoudienne, M. Zahra a rappelé que « le camp du 8 Mars » avait accusé la majorité au pouvoir de faire de fausses déclarations en affirmant qu'une telle initiative n'existe pas. « Mais en fait, le président syrien Bachar el-Assad a confirmé cela en affirmant qu'il faut parler d'entente interlibanaise soutenue par une initiative syro-saoudienne », a affirmé M. Zahra. Il a également prévenu : « Si le compromis en gestation concerne la justice et l'arrêt du processus qui permettra d'aboutir à la vérité, alors il n'y aura pas de compromis. » Le député a rappelé que le Premier ministre ne s'est pas rendu aux États-Unis pour recevoir des consignes, et qu'il a d'ores et déjà mis en relief l'importance de la stabilité interne et de la justice. Mais celle-ci nécessite aussi que des mesures soient prises par l'opposition, parmi lesquelles « ne pas prendre en otage le tribunal ».
La balle dans le camp
du 8 Mars
Hadi Hobeiche s'est d'ailleurs demandé, dans ce contexte, « où sont les mesures positives qui devraient être prises par le 8 Mars ». Il a confié que tous ceux qui sont au courant de l'initiative syro-saoudienne savent qu'elle a pour objectif de résoudre la crise à long terme, de manière durable. Il a ajouté que « personne ne peut arrêter le cours du tribunal, ni ajourner la publication de l'acte d'accusation ».
Le président de la Ligue syriaque Habib Ephrem s'est de son côté demandé si le Liban devait « tomber en martyr pour le tribunal », pendant que le député Serge Torsarkissian, nettement moins pessimiste, estimait que « de simples tiraillements » allaient avoir lieu à l'annonce de la publication de l'acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban. « Il a déjà été convenu de la manière dont il convient de gérer la situation » lorsque ces problèmes surviendront, a affirmé M. Torsarkissian. « Il existe une quasi-décision à cet égard », a-t-il expliqué. « Tous, tant au Liban que dans le monde, sont désormais convaincus que l'acte d'accusation va paraître », a-t-il poursuivi.


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