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Économie - Liban - Banques

Les crédits au secteur privé frôlent les 35 milliards de dollars

Les crédits au secteur privé ont augmenté de 6,5 milliards de dollars au cours des onze premiers mois de 2010, contre 3,3 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année précédente. Cette croissance fulgurante de l'activité d'emprunt a été favorisée par un excès de liquidités au sein des banques et une politique incitative de la part de la BDL. Les dépôts bancaires ont quant à eux atteint 105 milliards de dollars fin novembre.

Le taux de dollarisation des dépôts a légèrement progressé fin novembre à 62,9 %, contre 62,7 % un mois plus tôt.

Le secteur bancaire libanais continue de réaliser de solides performances, comme en témoignent les chiffres récents sur l'évolution de l'activité du secteur au cours des onze premiers mois de l'année. Le total des actifs bancaires a en effet progressé de 10,7 % depuis le début de l'année, à 127,6 milliards de dollars, contre 115,3 milliards de dollars fin 2009.
Les dépôts, qui représentent près de 75 % du bilan des banques, ont constitué le principal moteur de croissance, augmentant de 9,2 milliards de dollars, soit une hausse de 9,7 % sur la période couverte. Ils sont ainsi passés de 95,8 milliards de dollars fin décembre 2009 à 105 milliards de dollars fin novembre 2010.
Bien que cette croissance soit largement inférieure à celle enregistrée durant les onze premiers mois de l'an dernier (environ - 43 %), elle reste importante en comparaison avec la croissance moyenne enregistrée au cours de la même période des neuf années précédentes.
La croissance fulgurante des dépôts enregistrée en 2009 avait été favorisée, rappelons-le, par un important flux de capitaux, suite à la crise financière internationale, qui avait fait du Liban une terre refuge pour les capitaux fuyant la débâcle.
Il n'en reste pas moins que la tension croissante sur le plan politique a affecté la confiance des épargnants, les dépôts ayant augmenté seulement de 331 millions de dollars durant le mois d'octobre, contre 1,1 milliard en septembre, 1,8 milliard en juillet et 1,3 milliard en octobre dernier. Pour le seul mois de novembre, la croissance des dépôts a toutefois renoué quelque peu avec la moyenne, ces derniers ayant augmenté de 830 millions de dollars.
En termes de répartition des dépôts par type de clients, une lecture approfondie des chiffres révèle que les dépôts des résidents ont été à la source de cette croissance au cours des onze premiers mois de l'année, représentant près de 89 % de la hausse des dépôts fin novembre. Les dépôts des non-résidents n'ont pas connu en effet de variations majeures.
En outre, une analyse de la croissance des dépôts par devises révèle que les dépôts en monnaie locale ont enregistré une très forte croissance au cours des onze premiers mois de 2010, représentant fin novembre 53,7 % de l'augmentation enregistrée au niveau des dépôts. En effet, les dépôts en devises ont augmenté de 4,3 milliards de dollars, tandis que les dépôts en livres ont progressé de 5 milliards de dollars. Ainsi, le taux de dollarisation des dépôts a atteint 62,9 % fin octobre - un niveau proche du plus bas historique atteint en 1999 (61,6 %).

Les crédits en hausse de plus de six milliards de dollars
Dans ce contexte d'excès de liquidités, combiné à une politique incitative de la part de la Banque centrale, et à la lumière de la reprise progressive des économies de la région, l'activité d'emprunt a connu un essor important au cours des onze premiers mois de l'année. Ainsi, les prêts bancaires accordés aux résidents et aux non-résidents ont augmenté de 6,5 milliards de dollars, passant de 28,4 milliards de dollars fin décembre 2009 à 34,9 milliards fin novembre, soit une hausse de 23,1 %.
Cette hausse est presque deux fois supérieure aux 3,3 milliards de dollars de prêts accordés sur l'ensemble de l'année 2009 et 2,75 fois supérieure à la moyenne de la croissance des crédits au cours des huit dernières années.
Concernant la distribution des prêts par devises, les prêts en livres ont représenté 33,5 % du total des crédits accordés au secteur privé durant cette période, grâce à la politique incitative de la Banque du Liban (BDL) visant à contenir l'excès de liquidités en livres.
Notons en outre que 85 % des prêts accordés durant les onze premiers mois de l'année ont bénéficié au secteur privé résident, tandis que 15,5 % des crédits ont été octroyés aux non-résidents.
Le secteur bancaire libanais continue de réaliser de solides performances, comme en témoignent les chiffres récents sur l'évolution de l'activité du secteur au cours des onze premiers mois de l'année. Le total des actifs bancaires a en effet progressé de 10,7 % depuis le début de l'année, à 127,6 milliards de dollars, contre 115,3 milliards de dollars fin 2009. Les dépôts, qui représentent près de 75 % du bilan des banques, ont constitué le principal moteur de croissance, augmentant de 9,2 milliards de dollars, soit une hausse de 9,7 % sur la période couverte. Ils sont ainsi passés de 95,8 milliards de dollars fin décembre 2009 à 105 milliards de dollars fin novembre 2010. Bien que cette croissance soit largement inférieure à celle enregistrée durant les onze premiers mois de l'an dernier (environ - 43 %), elle...
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