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Liban - Polémique

L’opposition répond à Hariri : Nous avons rempli notre rôle concernant l’initiative syro-saoudienne

Les forces du 8 Mars sont revenues hier à la charge pour mettre en garde contre les conséquences néfastes du Tribunal spécial pour le Liban sur le plan interne, affirmant avoir rempli leur rôle par rapport à l'initiative syro-saoudienne censée rétablir la stabilité au Liban.
Lors d'un meeting oratoire, le député du Hezbollah, Ali Fayyad, a estimé que « l'opposition libanaise a déjà rempli son rôle en direction d'un règlement de la crise actuelle et elle est prête pour mettre en exécution ce règlement ».
Selon lui, l'équation de la stabilité au Liban repose sur trois piliers qui sont « la résistance, les relations naturelles et privilégiées avec la Syrie, et la formule de l'entente nationale et de la coexistence fondée sur l'accord de Taëf ». Le député a mis en garde toute partie politique qui met en doute ou porte atteinte à ces trois constantes. Il a également mis en garde contre une éventuelle tentative des États-Unis de mettre des bâtons dans les roues, affirmant que le plus important est l'entente interlibanaise.
Le député du Bloc de la fidélité à la résistance, Hassan Fadlallah, a affirmé pour sa part que les efforts syro-saoudiens se trouvent toujours « dans la sphère positive », et dans une phase transitoire visant « à faire réussir le processus pour pouvoir contrer ce qui se trame au Liban au nom du projet politique incarné par le TSL, projet qui est géré à partir de Washington ». D'après lui, « l'initiative syro-saoudienne a réussi à surmonter beaucoup d'obstacles, abstraction faite de la teneur de l'initiative qui est restée confidentielle ». M. Fadlallah a souligné à ce propos que cette « initiative a fait l'objet de parasitages multiples, de tentatives d'obstruction et de dénonciations de la part de certaines forces locales qui ne réalisent probablement pas le sérieux de ce processus ou parce qu'elles en ignorent la teneur, ou encore parce qu'elles ne veulent tout simplement pas voir ce processus aboutir ».
Le député d'Amal, Ghazi Zaayter, a considéré de son côté que le Premier ministre, Saad Hariri, a en partie justifié le retard de l'initiative syro-saoudienne par l'attitude du camp de l'opposition. « Au nom de l'opposition, j'affirme que nous sommes disposés à honorer toutes les clauses prévues dans le cadre de cette initiative », a-t-il promis. Il a en outre estimé que l'obstruction provient de « parties internes et externes », appelant le roi Abdallah d'Arabie saoudite et le président syrien Bachar el-Assad « à annoncer publiquement quelle est la partie qui fait réellement obstruction à cette initiative ».
Le président du Conseil du Sud, Kabalan Kabalan, a relevé le fait que le Liban ploie sous une dette qui s'élève à des dizaines de milliards de livres libanaises, et subit en même temps le poids d'un tribunal international politisé. « Nous n'avons pas refusé le tribunal (...), mais il est de notre droit de comprendre et de réaliser ce qui se passe autour de nous », a-t-il dit. Selon lui, les tribunaux internationaux ne sont pas instaurés pour faire justice, « mais pour consacrer le projet de la partition dans la région, le Liban étant en tête de ce projet ».
Le secrétaire général du mouvement des Mourabitoun, le général Moustapha Hamdan, a assuré qu'« il n'y aura pas de troubles » au lendemain de la parution de l'acte d'accusation, estimant qu'il revient à M. Hariri de réagir avant la parution de l'acte d'accusation. Et de s'interroger : « Si M. Hariri est convaincu que M. Bellemare (le procureur du TSL) est sincère, de quel compromis parle-t-il ? Qui lui permet d'ailleurs de faire des compromis aux dépens de l'assassinat de Rafic Hariri ? » s'est encore interrogé l'officier.
Lors d'un meeting oratoire, le député du Hezbollah, Ali Fayyad, a estimé que « l'opposition libanaise a déjà rempli son rôle en direction d'un règlement de la crise actuelle et elle est prête pour mettre en exécution ce règlement ».Selon lui, l'équation de la stabilité au Liban repose sur trois piliers qui sont « la résistance, les relations naturelles et privilégiées avec la Syrie, et la formule de l'entente nationale et de la coexistence fondée sur l'accord de Taëf ». Le député a mis en garde toute partie politique qui met en doute ou porte atteinte à ces trois constantes. Il a également mis en garde contre une éventuelle tentative des États-Unis de mettre des bâtons dans les roues, affirmant que le plus important est l'entente interlibanaise.Le député du Bloc de la fidélité à la résistance, Hassan...
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